Tout le monde connaît les Lidars, ces boîtiers radar semi-mobiles qui sont déposés par un camion à endroit précis pendant une période déterminée. Ceux-ci sont habituellement placés dans des zones accidentogènes, en ville et, bien entendu, dans les chantiers. Or, il apparaît qu’une vingtaine de ces Lidars (dont on annonce l’arrivée d’une nouvelle génération plus redoutable encore) sont mis à la disposition par la région des zones de police chaque année. Et pour s’en procurer un, il suffit de le réserver en ligne.
Oui, mais voilà : le système de réservation n’est plus opérationnel après le 1er juillet 2025, comme l’ont rapporté plusieurs zones de police. Elles s’en inquiètent. Qu’en est-il ? La Wallonie a-t-elle décidé de relâcher la pression sur les contrôles ?
La continuité assurée ?
Interrogé par La Libre, le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), s’est voulu rassurant, indiquant que la continuité du dispositif serait assurée.
Il explique la non-disponibilité des appareils par le fait que les contrats-cadres de ces appareils étaient arrivés à échéance et qu’il fallait donc les renouveler. Fin de l’histoire ? Pas si sûr...
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Car ce qui coince, c’est en fait le financement de ces contrats-cadres. En effet, les moyens financiers proviennent habituellement du fonds des amendes routières et il se trouve que l’obtention de cet argent est plus compliquée que prévu. Le gouvernement régional devra donc trouver une parade pour payer les prolongations, ce qui risque d’être compliqué alors que le déficit du budget régional atteint des sommets. Le ministre veut rassurer, indiquant que tout rentrer bientôt dans l’ordre. Mais il ne donne pas non plus de date, ce qui donne à penser que la situation pourrait perdurer.
Selon certaines sources, le problème serait en fait plus profond et l’aventure connue avec les Lidars serait l’arbre qui cache la forêt. Car dans le budget du nouveau gouvernement, les moyens qui alimentent le fonds des amendes ont été nettement réduits et l’argent alimente d’autres besoins de financement. En d’autres termes, la politique ambitieuse de déploiement des radars (mais aussi de l’entretien du matériel existant) serait menacée, faute de moyens. Il apparaît en outre que la situation à Bruxelles serait identique, et même pire puisque l’absence de gouvernement empêche toute résolution de la situation.
En attendant que le gouvernement trouve (ou pas) les moyens nécessaires au fonctionnement des radars, ça risque donc de flasher moins en Wallonie...
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