Il n’a pas échappé au (vieux) spécialiste de la navigation TomTom que les autorités belges étaient en train de grandement renforcer leurs moyens de contrôle sur les routes. Récemment en effet, la Flandre a annoncé que tous les radars fixes seraient actifs en continu tandis que la Wallonie a elle décidé d’investir dans pas moins de 150 nouveaux boîtiers cette année.
Et ce n’est qu’un début. Cette répression vis-à-vis des automobilistes constitue pour TomTom une vraie opportunité. Car le fabriquant vient de lancer un tout nouveau boîtier qui avertit les conducteurs par des signaux lumineux. Il est accompagné d’un buzzer qui permet de signaler les radars, les embouteillages ou les dangers de la route.
Avec ce nouvel appareil, TomTom est de retour à ses premières amours avec un produit qui a jadis fait son succès. Ces dernières années, le groupe néerlandais avait changé d’orientation et il s’est surtout concentré sur les logiciels et les collaborations avec les constructeurs automobiles. Mais il fait marche arrière et s’adresse à nouveau directement aux automobilistes.
Pas de coûts dissimulés
Ce qui est intéressant, c’est que cet appareil appelé « le Tom » n’est pas un GPS. Et il n’est donc pas nécessaire d’entrer une destination avant de démarrer. Car ça arrive plus souvent qu’on ne le croit : les personnes qui parcourent des trajets habituels, vers l’école, le bureau ou les magasins, n’entrent pas la destination et elles ne sont alors souvent pas averties des radars ou des embouteillages.
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Cet assistant de conduite s’active dès que le moteur est démarré. Il est donc toujours opérationnel. L’appareil se connecte automatiquement à la nouvelle application gratuite TomTom qui tourne en arrière-plan et transmet en continu des données. De ce fait, il n’y a pas besoin de procéder à de savants réglages ou à une programmation du trajet ni de devoir recourir à une carte SIM spécifique (comme c’est le cas chez Coyote par exemple). Et ça baisse la facture. Car on paie simplement 79,99 euros, sans abonnement, coûts imprévus ou publicités.
Le design du Tom est volontairement minimaliste. Il ressemble ainsi à un petit galet arrondi d’à peine cinq centimètres de large. Il présente un seul bouton central, avec lequel le conducteur peut signaler lui-même un danger – un accident, un obstacle ou un embouteillage – après quoi le système vérifie via la base de données TomTom si d’autres usagers remontent le même signalement. Les avertissements confirmés apparaissent ensuite sous forme d’un signal lumineux discret ou d’un petit bip sonore. Grâce à trois niveaux de volume et un anneau lumineux, TomTom promet que le conducteur ne sera jamais distrait. Il ou elle peut garder les yeux sur la route, ce qui est plus sécurisant.
600 millions d’appareils
Tout comme chez le concurrent Coyote, la force de l’appareil réside dans la communauté qui l’alimente. TomTom collecte chaque jour des milliards de données routières par le biais de plus de 600 millions d’appareils connectés et de 65 marques automobiles qui l’utilisent. Selon le groupe, cela permet d’obtenir des informations de trafic très précises, allant des embouteillages à l’emplacement exact des contrôles de vitesse. Attention, il faut souligner que cette fonctionnalité n’est pas légale dans tous les pays. En France, par exemple, les appareils ne peuvent signaler que des « zones de danger » (sur 4 km sur les autoroutes) et pas la localisation précise des radars.
L’application Tom complète le boîtier avec, si nécessaire la possibilité d’une navigation, du renseignement des limites de vitesse et une couverture étendue des radars en Europe et en Amérique du Nord. Pour les propriétaires de voitures électriques, le logiciel calcule en outre les arrêts de recharge et les durées de charge afin que les longs trajets puissent être parfaitement planifiés. L’ensemble est donc plus qu’un simple avertisseur.
TomTom souligne que les utilisateurs ne paient que l’appareil. Là où le concurrent Coyote facture par exemple 14,99 euros par mois, ici le premier investissement sera le seul. La batterie de l’appareil permettrait une autonomie d’un mois et la recharge se fait via un câble USB-C. Le boîtier peut être fixé au tableau de bord par aimant ou, bientôt, par le biais d’un accessoire qui se coince dans une des grilles de ventilation. L’appareil peut déjà être commandé. Il sera livré à partir d’octobre 2025.
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