Honda rejoint ainsi la longue liste des constructeurs automobiles qui apposent des logos éclairés sur leurs modèles. Le constructeur japonais en profite même pour revoir le dessin de son emblème. Celui-ci n’est toutefois pas entièrement nouveau : il s’agit plutôt d’une réinterprétation du logo que la marque utilisait déjà dans les années 60.
La circulation ressemble de plus en plus à un défilé de publicité déguisée, car des marques comme Volkswagen, Audi, Mercedes, Toyota, Renault et bien d’autres dotent elles aussi leurs voitures de logos lumineux. Les LED semblent être les dignes héritières du chrome d’autrefois.
Autorisé depuis 2023
Depuis quand cela est-il permis ? En 2023, l’Union européenne a donné son feu vert aux constructeurs pour l’éclairage décoratif sous différentes formes, moyennant certaines conditions.
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Un logo lumineux ne peut par exemple pas être confondu avec un phare ou un feu arrière ; il doit donc être plus petit, avec une surface maximale de 100 centimètres carrés. À l’avant, il doit être blanc, et à l’arrière rouge, afin d’éviter toute confusion dangereuse. La couleur bleue est donc évidemment proscrite.
Lors de l’introduction de cet assouplissement, certaines règles ont néanmoins prêté à confusion. Ainsi, sur le nouveau C-HR de l’époque, Toyota n’éclairait pas le logo mais le nom du modèle. Cela n’a pas été accepté lors de l’homologation, obligeant le constructeur japonais à désactiver cet éclairage pendant la conduite.
Pourtant, les lettres lumineuses sont bel et bien autorisées. Porsche a ainsi apposé le nom de ses modèles en lettres rouges éclairées, notamment sur le nouveau Cayenne.
Comme les feux de jour
Il n’est pas permis d’intégrer des logos dans les feux de signalisation, comme les feux stop ou les clignotants. En revanche, il est autorisé de concevoir des phares ou des feux arrière dont le dessin évoque le logo de la marque.
Mercedes, par exemple, applique ce principe sur ses modèles les plus récents, dont les optiques avant et arrière reprennent une variation de l’étoile à trois branches. La marque a également introduit de petits points lumineux en forme d’étoile sur la plaque centrale qui remplace la calandre traditionnelle.
Ces éléments décoratifs font partie intégrante des feux de jour, obligatoires pour les nouvelles voitures sur le marché européen depuis 2011. Les bandes lumineuses reliant les blocs optiques en font aussi partie. Jusqu’à récemment, elles étaient souvent interrompues par un logo non éclairé, mais cela appartient désormais au passé.
À l’époque déjà, l’introduction des feux de jour avait été mise à profit par les constructeurs pour rendre leurs voitures plus reconnaissables dans l’obscurité, avec parfois des signatures lumineuses très complexes.
Cela reste toutefois moins exubérant qu’aux États-Unis ou en Chine, où la réglementation en matière d’éclairage est encore plus souple qu’en Europe.
Nouveaux logos
Avec l’arrivée de nouvelles règles et technologies, bien d’autres marques que Honda ont adapté leur logo. Il s’agit souvent d’une simplification : Citroën, Volkswagen, Mini, Nissan, Volvo ou encore Audi ont abandonné les logos tridimensionnels avec effets d’ombre au profit de versions bidimensionnelles.
Ces dernières se prêtent non seulement mieux à une signature lumineuse, mais fonctionnent aussi davantage dans les publications numériques, surtout sur les petits écrans de smartphones et de tablettes. Pour une application, un logo simplifié est également bien plus efficace.
À l’instar de Honda, de nombreux constructeurs se sont ainsi inspirés de logos historiques. Renault a par exemple réintroduit son losange iconique à bandes, dessiné dans les années 70 par le peintre et sculpteur franco-hongrois Victor Vasarely.
Citroën est allé encore plus loin dans le temps : depuis quelques années, la marque place à nouveau ses deux chevrons dans un ovale vertical, comme sur le logo original de 1919.
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