L’industrie du pneu est importante en Europe. Selon une étude d’Oxford Economics pour l’ETRMA publiée en 2024, près de 480.000 emplois directs et indirects s’inscrivent dans ce secteur (voitures particulières, camions, motos, vélos, etc.) pour une contribution annuelle de près de 44 milliards d’euros au PIB européen.
Cela dit, le secteur est actuellement sous pression. En effet, il doit faire face à une concurrence asiatique de plus en plus agressive et qui inonde le marché de produits à bas coût. Or, ces propositions peu chères séduisent de plus en plus de consommateurs européens qui souffrent toujours de l’inflation. À la peine, les manufacturiers occidentaux tentent de faire la différence en investissant massivement en recherche et le développement, à la fois dans les pneus pour voitures électriques, mais aussi dans les pneus toutes saisons qui sont de plus en plus populaires pour des raisons pratiques évidentes. L’année 2024 a vu une petite reprise du marché du pneu, mais aux yeux des industriels, cela reste encore insuffisant.
Cette situation inquiète manifestement Bruxelles qui, après avoir levé des droits de douane sur les automobiles électriques chinoises examine aujourd’hui le secteur du pneumatique avec l’intention de prendre aussi des mesures.
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Pneus asiatiques : quels problèmes ?
Mais pourquoi l’Union européenne s’intéresse-t-elle autant au secteur du pneu alors qu’elle prône justement la libre concurrence et l’autorégulation du marché ? En fait, l’Union semble enfin prendre conscience du protectionnisme et de l’expansionnisme commercial pratiqués dans les autres parties du monde. L’Union a pu prouver les énormes subventions octroyées par Pékin pour développer et construire les voitures électriques des constructeurs locaux. Et manifestement, c’est aussi le cas pour les pneus.
Bruxelles s’inquiète des prix anormalement bas des pneus asiatiques en général et des Chinois en particulier ainsi que la piètre qualité d’une majorité d’entre eux, ce qui pose question au niveau de la sécurité routière.
Enquête ouverte
Dans ce cadre, l’Union vient d’ouvrir une enquête. Il s’agit de vérifier que l’industrie européenne ne subit pas de préjudice et qu’elle ne risque pas d’en subir un. Si tel était le cas, cela pourrait déboucher sur des taxations supplémentaires spécifiques sur les pneus chinois afin de rétablir un certain équilibre commercial avec les pneumaticiens européens. Globalement, cela signifierait la fin des pneus à prix cassé sur le marché. Si cela intervient, ce ne sera peut-être pas au goût de tous les consommateurs. Mais ce sera nécessaire pour protéger l’industrie locale et la sécurité sur les routes d’Europe.
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