Cette nouvelle fait sourire le Web, mais certainement pas les dirigeants de Tesla qui s’en seraient bien passé. Le 10 octobre dernier, lors d’une conférence rassemblant sympathisants de Tesla et presse internationale, Elon Musk a parlé de l’avenir de la société. Parmi ses projets, le plus important est sans aucun doute celui de la première voiture autonome de la marque dont la production a débuté il y a quelques jours.
C’est alors qu’il a révélé son nom : « Cybercab ». Le problème est que la firme n’avait pas encore déposé cette appellation auprès de l’USPTO, le bureau américain des brevets et des marques, avant que Musk ne la révèle au monde entier. Lorsque le département s’occupant des affaires administratives de Tesla a voulu enregistrer ce nom, celui-ci a eu une réponse négative car il était déjà la propriété d’une autre société.
Légèreté étonnante
En effet, la société française Unibev, évoluant dans le secteur des boissons, a déposé le nom « Cybercab » le 28 octobre, soit 18 jours après la conférence de Tesla. Pour un constructeur de l’importance de Tesla, ce manque de réactivité et de prévoyance semble tout à fait incroyable.
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Pourtant, ce n’est pas la première que la firme californienne rencontre un problème puisqu’elle voulait à la base appeler son véhicule autonome « Robotaxi » mais cette dénomination est utilisée dans le langage commun depuis de nombreuses années déjà pour désigner un taxi sans chauffeur. Ne souhaitant pas désavantager des sociétés actives dans le transport de personnes comme Waymo, les autorités américaines ont refusé que Tesla face de ce nom une marque.
Situation fâcheuse
Alors, quelle solution pour Tesla ? Le constructeur pourrait changer le nom de son véhicule à la dernière minute, cela s’est fait il y a peu chez Alfa Romeo qui a rebaptisé le Milano en « Junior » parce que son petit SUV n’était pas construit en Italie et que cela était défendu par une loi sur la protection des consommateurs.
Cependant, l'hypothèse paraît peu plausible lorsqu’on connait l’obstination dont peut faire preuve Elon Musk, ce qui lui a déjà coûté cher dans ses affaires. L’issue qui nous semble inévitable est un passage devant les tribunaux et une âpre négociation pour que le constructeur devienne légalement propriétaire de ce nom.
Au vu des moyens dont dispose Tesla, cet oubli idiot risque bien de coûter très cher à la société qui va devoir largement bourse délier, surtout lorsqu’on imagine que Unibev a certainement fait enregistrer l’appellation « Cybercab » dans le but de faire de l’argent. De plus, ce n’est pas la première fois que Tesla et Unibev ont un litige en commun : la téquila vendue par Tesla n’a pas pu s’appeler Teslaquila car la marque appartenait déjà au groupe français. À suivre…
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