Diesel à 2,18 € et essence à 1,84 € dès vendredi : la bonne nouvelle qui ne règle rien

Bonne nouvelle pour les automobilistes : dès vendredi, le Diesel tombe à 2,18 euros/l en Belgique. Et l'essence suit à 1,84 euro. La chute du baril de Brent sur les marchés explique ce recul important. Cela dit, l'accord de cessez-le-feu ne court que sur quinze jours et la normalisation des marchés s'annonce bien plus longue selon de nombreux spécialistes.

Publié le 9 avril 2026
Temps de lecture : 2 min

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Diesel à 2,18 € et essence à 1,84 € dès vendredi : la bonne nouvelle qui ne règle rien

Le SPF Économie a publié jeudi les nouveaux prix maximaux applicables dès vendredi : le Diesel (B7) recule de 30 centimes pour s'établir à 2,18 euros le litre. L'essence 95 (E10) descend à 1,848 euro (-9 centimes) et la 98 (E5) à 1,921 euro (-10 centimes). Ces ajustements découlent directement de la chute du baril de Brent sur les marchés internationaux, autour des 98 dollars mercredi après l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran.

Sortir le champagne trop tôt ?

L'accord conclu ne couvre qu'une trêve de deux semaines et, pendant ce temps, Israël poursuit ses opérations militaires au Liban, ce qui maintient la région sous tension. Une stabilisation du baril autour de 95 dollars pour la prochaine quinzaine reste le scénario le plus plausible, mais il reste conditionnel : si le cessez-le-feu n'est pas respecté, la baisse des prix pourrait vite être effacée. La volatilité des cours n'est donc pas près de s'estomper.

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Il ne faut pas perdre de vue que sur les marchés, les perturbations restent très importantes. Selon la société d'analyse Kpler, 426 tankers de brut et de produits pétroliers sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz. La production régionale a chuté de 11 millions de barils par jour : l'Irak a réduit la sienne de 78 %, le Koweït de 65 %, l'Arabie saoudite de 25 %. Selon le consultant Wood Mackenzie, la seule reprise irakienne prendrait entre six et neuf mois. Et ce n’est pas mieux ailleurs, que ce soit au Koweït, aux Émirats arabes unis ou au Bahreïn.

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Années, pas semaines

Les infrastructures gazières ont subi des dommages encore plus sévères que les installations pétrolières. Le Qatar, pivot mondial du gaz naturel liquéfié, ne fonctionnera qu'à 84 % de ses capacités. Pour deux des trains de liquéfaction de Ras Laffan, Doha anticipe une remise en état de trois à cinq ans.

Malgré la détente de vendredi, plusieurs facteurs vont continuer de peser sur les cours : les pays asiatiques devront reconstituer leurs réserves stratégiques entamées pendant le conflit, ce qui va forcément soutenir la demande de brut. La baisse des prix est là mais le marché reste fragile, comme nous l’évoquions dans notre article qui projette différents scénarios de prix en fonction du cours du baril de Brent.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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