Le cartel pétrolier OPEP+, emmené par l’Arabie saoudite et la Russie, a surpris les marchés ce 5 juillet en annonçant une hausse de sa production à hauteur de 548.000 barils par jour dès août 2025. Ce chiffre dépasse largement les prévisions, qui tablaient sur une augmentation mensuelle de 411.000 barils par jour. Cette décision marque donc une nette inflexion dans la stratégie du groupe : l’heure est désormais à la reconquête des parts de marché, même si cela implique un baril Brent sous les 70 dollars.
Cette offensive est d’autant plus inattendue qu’elle intervient après trois hausses consécutives ce qui confirme le démantèlement progressif de la réduction historique de 2,2 millions de barils/jour décidée par huit pays clés (l’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis, l’Irak et Kazakstan notamment) et qui voulaient maintenir un prix du pétrole élevé – le baril de Brent à au moins 80 dollars.
Plusieurs objectifs
Les objectifs de l’OPEP+ sont multiples. Tout d’abord, il s’agit de stabiliser le marché et de relancer la demande. Il n’aura échappé à personne que la transition énergétique est en marche. Or, un pétrole pas cher ralentira forcément le mouvement, car les énergies vertes deviendront plus chères et moins compétitives.
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Par ailleurs, l’OPEP+ veut aussi mettre fin aux libertés prises par certains de ses membres et qui ne respectent pas les quotas de production. Ils produisent plus pour faire plus de profits. Mais avec un prix du pétrole plus bas, ceux-ci rentreront moins de profits.
Des risques aussi
Si on comprend bien la stratégie de l’OPEP+, il faut malgré tout souligner qu’elle n’est pas sans risque. En effet, en poussant la production et les prix vers le bas, ceux-ci pourraient s’effondrer plus que prévu selon plusieurs analystes, notamment au quatrième trimestre de cette année. Pourquoi ? Parce que les États-Unis, le Canada et le Brésil augmentent aussi leur production, ce qui laisse avec la perspective d’un excédent de production et d’un baril qui pourrait alors chuter bien en dessous des 60 dollars.
Quels prix à la pompe ?
Il y a quelques semaines, on parlait d’un baril de pétrole à 40 dollars avant la fin de l’année, un scénario vite mis à mal par la guerre entre Israël et l’Iran. Sauf que celle-ci n’a pas duré et qu’elle a finalement eu peu d’impact sur le prix du baril. Dans ce contexte, le baril va poursuivre sa chute et il y a fort à parier qu’il y aura une répercussion à la pompe pour les automobilistes. Certes, celle-ci ne sera pas énorme, mais dans le contexte estival et des vacances qui sont une période de forte demande, c’est déjà étonnant qu’on ne soit pas confronté à des hausses. À suivre, sachant que l’avenir reste flou. Mais la démarche de l’OPEP+ est là : elle entend conserver un pétrole attractif, ce qui devrait plaire aux automobilistes roulant en modèle thermique.
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