Pétrole : pourquoi les prix vont encore baisser en 2026

Après une année 2025 marquée par une chute spectaculaire des cours (-17%), le marché pétrolier est entré dans une zone d’incertitude qui va durer. La stratégie de l’OPEP, la résistance du schiste américain et les surplus annoncés ont toutes les chances de faire encore baisser le prix du baril en 2026. 

Publié le 5 janvier 2026
Temps de lecture : 4 min

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Pétrole : pourquoi les prix vont encore baisser en 2026

Le retournement de tendance observé en 2025 a pris de court une grande partie du marché. Après plusieurs années de gestion serrée de l’offre, l’OPEP a modifié son cap. L’organisation qui rassemble les pays exportateurs a desserré volontairement ses quotas de production. Pourquoi ? Parce que, face à la progression des énergies vertes, le cartel a cessé de jouer le rôle de stabilisateur des prix et il privilégie désormais la défense de ses parts de marché.

Ce changement s’est matérialisé dès le printemps 2025 avec une correction rapide des cours. Réunion après réunion, le signal envoyé par les pays producteurs a été clair : l’heure n’est plus à la rareté organisée. Résultat, le Brent a terminé l’année autour de 62 dollars, en repli de près de 17%, une baisse d’ampleur inédite depuis la crise sanitaire de 2020.

Une offre mondiale qui va dépasser la demande

La réalité est là : sur le marché, c’est une déferlante de nouveaux barils. Et ce n’est pas fini, car de nouvelles mises en production au Brésil notamment vont venir encore renforcer la perspective d’un excédent. Les estimations des analystes convergent vers un déséquilibre significatif dès 2026, avec plusieurs millions de barils par jour de trop par rapport à la demande. La situation va mécaniquement peser sur les prix et elle pourrait même mettre à l’abri les consommateurs de tout rebond en cas de tensions sur le plan géopolitique.

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Mais comment réagissent les pays de l’OPEP qui gagnent moins d’argent avec ces prix bas ? En réalité, la situation est différente d’un pays à l’autre. Ceux qui ont des coûts de production élevés souffrent tandis que les pays du Golfe qui disposent de structures de production parmi les plus compétitives au monde possèdent une bonne marge de manœuvre pour traverser une période de prix bas.

Un changement possible

Personne ne possède de boule de cristal et il faut donc être honnête : certains éléments pourraient amortir la baisse attendue en 2026. Ainsi, la Chine qui est le premier importateur mondial continue de renforcer ses réserves stratégiques. Malgré l’essor rapide de l’électrification, le pays reste très dépendant du pétrole importé et il privilégie la sécurisation de son approvisionnement. L’OPEP conserve en outre un levier d’action et notamment une capacité à réagir vite si les cours venaient à menacer l’équilibre budgétaire d’un ou de plusieurs de ses membres clés. L’organisation pourrait alors enclencher la marche arrière.

Et ce ne sont pas les tensions de ces derniers jours avec le Venezuela qui changeront la donne. En effet, juste après l'opération américaine, les cours du pétrole ont rebondi pour retomber juste après. Et pour cause : le Venezuela qui concentre 17% des ressources mondiales ne produit que 1 million de barils par jour. Une paille. Et pour relancer l'industrie pétrolière du pays en bien mauvaise posture en raison du peu d'investissements de ces dernières années, il faudra entre 5 et 10 ans...

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Le schiste américain

Mais il y a encore un autre paramètre essentiel : la solidité inattendue de la production américaine. Malgré des prix flirtant avec le seuil de rentabilité, les opérateurs de pétrole de schiste continuent de produire grâce à des gains d’efficacité notables. C’est le fait de forages plus longs, d’optimisation des coûts et d’une meilleure productivité, des éléments qui permettent de maintenir les volumes.

Quoi qu’il en soit, 2026 s’annonce sous les meilleurs auspices pour les consommateurs de carburants. Certes, on sait que les prix à la pompe ne sont pas uniquement le fait du prix du baril, loin de là. Mais c’est néanmoins une composante essentielle de la formule. Ce qui est sûr, c’est qu’un pétrole peu cher rendra encore plus difficiles les desseins de transition de l’Europe vers la voiture électrique...

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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