Avec un premier modèle lancé en 2018, le chinois Nio est un constructeur très jeune. Pourtant, dès le départ, ses voitures ont faire forte impression grâce à leur maturité et leurs caractéristiques techniques étonnantes. Dès le départ, les ambitions des dirigeants ne se sont pas limitées aux frontières du marché chinois. Malheureusement, la Belgique ne faisait pas partie des premiers pays visés sur le Vieux Contient. Il a fallu que le groupe automobile suédois Hedin Automotive, connu entre autres pour avoir de nombreuses concessions (Mercedes, Toyota, etc.), et pour importer des marques comme Xpeng, Ram ou encore Ineos, annonce son intention de représenter Nio en Belgique pour voir enfin arriver les premiers modèles à partir du mois de septembre prochain.
Pour ses débuts dans le Plat Pays, la marque arrive avec quatre modèles : l’ET5 et son break ET5 Touring, ainsi qu’avec les SUV EL6 et EL8. Tous ont en commun d’être électriques et d’être bourrés de technologie. Cependant, Nio a également en poche un autre atout nommé Firelfy, « luciole » en français. Comme BMW a sa marque Mini, le constructeur chinois a développé récemment sa citadine « tendance », bien plus abordable que ses autres produits.
Trois feux ronds
La particularité de la Firefly est qu’elle a été conçue par le bureau européen de Nio, situé en Allemagne, par une équipe de designers et d’ingénieurs locale. Développée pour concurrencer les compactes électriques stars du marché que sont les Renault 5, Mini, Fiat 500 ou encore Hyundai Hyundai Inster, la chinoise a de nombreux atouts de son côté. À commencer par un look sympa et atypique.
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En effet, ses designers ont souhaité lui donner une caractéristique stylistique propre que son les trois feux rond que l’on retrouve de chaque côté, à l’avant comme à l’arrière. Même si cela ne plait pas à tout le monde, ce choix a le mérite de rendre la Firefox unique en son genre, pas comme la majorité des voitures chinoises qui se ressemblent toutes avec leur ligne très épurée, dépourvue d’audace.
La Firefly rompt avec la norme grâce à sa bouille craquante, sa carrosserie compacte et ses détails attirants comme les bandeaux noirs que l’on retrouve à l’avant comme à l’arrière. Le tout respire la bonne humeur et attire la sympathie des passants comme nous avons pu le constater à plusieurs reprises durant notre essai.
Tout ce qu’il faut
À l’intérieur, l’habitabilité est correcte, sans être dans les meilleures de la catégorie. La Firefox offre heureusement un plus de place pour les jambes à l’arrière qu’une Renault 5, par exemple. Son coffre dont la capacité de 404 litres (à 1.253 litres lorsque la banquette arrière est rabattue) est dans la norme mais son frunk est carrément exceptionnel avec ses 95 litres. Il est de plus équipé de petits crochets très pratiques et d’un bouchon d’évacuation lorsqu’il est lavé à grande eau.
Une fois de plus, les concepteurs de la Firefly ont joué la carte de l’originalité en concevant une sorte de banquette à l’avant, fractionnée 50/50, qui permet de passer facilement d’un coté à l’autre, un détail pratique lorsqu’on se gare par exemple près d’un mur.
Les matériaux sont de bonne qualité (suédine, simili, plastiques moussés, etc.) dans un esprit très « premium ». Le plancher complètement plat donne un impression d’espace et certains détails attirent le regard comme le volant presque carré et la planche de bord particulièrement dépouillée au milieu de laquelle flotte un écran façon tablette. L’accent a été mis sur le rangement avec deux coffre disséminés sous la l’assise du siège passager, à l’arrière droite. C’est tellement simple et malin qu’on se demande pourquoi aucun autre constructeur y pensé avant !
Objectif villes
La Firefly est pour le moment disponible avec une seule mécanique de 141 ch et 200 Nm placée à l’arrière de la voiture. Alimentée par une batterie LFP d’une capacité de 42,1 kWh bruts, elle peut parcourir jusqu’à 330 km WLTP. Cette propulsion a une particularité propre à toutes les Nio : sa batterie peut être remplacée en 3 minutes dans un garage de la marque. Cette fonctionnalité n’est toutefois pas encore possible en Europe alors que quelques stations voient le jour en Chine. Changer de batterie sera-t-il possible un jour au lieu de patienter à un chargeur ? Rien n’est moins sûr.
La première lorsqu’on roule avec la Firefly, c’est qu’on a l’impression d’être dans une voiture plus haut de gamme tant son insonorisation est bonne et qu’on se sent bien dans ce cocon zen. Les suspensions sont relativement souples et ne sont pas rapidement dépassées. Les accélérations sont très correctes et la puissance semble suffisante dans toutes les situations. La Firefly propose trois modes de conduite (Eco, Confort et Sport) qui influent sur la sensibilité de l’accélérateur et le freinage régénératif.
Très légère, la direction manque parfois de feeling. En ville, son terrain de jeu favori, la Firefly se faufile partout et se gare facilement grâce à son petit gabarit et son rayon de braquage de seulement 9,4 m, même lorsqu’on utilise fonction de parking automatique. Bien équipée de série, elle dispose d’aides à la conduite comme l’aide au freinage d’urgence, le limiteur de vitesse adaptatif ou encore l’adaptation intelligente de la vitesse en fonction des panneaux de signalisation. Côté sécurité, elle bénéficie de 7 Airbags de série et a remporté 5 étoiles au crash-test Euro-NCAP.
Au point
Sur un parcours mixte, nous avons réalisé une consommation moyenne de 15,2 kwh/100 km, ce qui un résultat très correct. En courant continu, la recharge se fait à une puissance maximale de 100 kW, ce qui lui permet de passer de 10 à 80% en 29 minutes. Durant notre essai, nous avons également tenu à essayer le système d’infodivertissement qui est étonnamment fluide, complet et facile à utiliser.
La rançon d’une planche de bord extrêmement dépouillée est que toutes les commandes passent via l’écran central et son donc numériques. Même s’il est possible de changer de température intérieur avec un glissement des doigts, il faut quitter la route des yeux pour une majorité des fonctions de la voiture. Sur ce point, nous aurions préféré un design intérieur qui sacrifie moins la fonction au profit de forme.
Conclusion
Pour un prix de base de 29.990 €, la Firefly a beaucoup à offrir, à commencer par un look sympa et une technologie dernier-cri. Inconnu chez nous, ce produit de Nio devra avant tout se faire une image auprès d’une clientèle jeune et branchée. Pour nous, ce premier contact a été une excellente surprise.
Firefly – Fiche technique
Moteur : 1 moteur électrique, 141 ch, 200 Nm, batterie LFP
Transmission : propulsion, réduction unique
Dimensions (L/l/H) : 4.003 / 1.781 / 1.557 mm
Poids à vide : 1.467kg
Volume de coffre : 404 (frunk : 90)
Batterie : 42,1 kWh
0–100 km/h : 8,1 s
Vitesse max : 150 km/h
Autonomie WLTP : 330 km
Conso WLTP : 14,5 kWh/100 km
Émissions CO₂ : 0 g/km
Prix : 29.990 euros
Taxes :
TMC : 0 euro (Flandre), 2.454,23 euros (Wallonie), 61,50 euros (Bruxelles)
Taxe de circulation : 0 euro (Flandre), 102,96 euros (Wallonie/Bruxelles)
- Bouille sympa
- Confort
- Technologie à bord
- À l’aise en ville
- Manque d’image
- Pas de réseau en Wallonie
- Pas encore de multimédia en français
- Autonomie un peu faible
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