C’est au salon de Munich en septembre dernier que Mercedes a dévoilé son GLC avec technologie EQ. Après une première génération de modèles électriques qui n’ont pas convaincu, la marque à l’étoile a décidé de mettre les bouchées doubles avec la CLA électrique qui a inauguré une nouvelle ère avec une plateforme entièrement nouvelle, des performances en hausse et des autonomies enfin convaincantes.
Seconde étape de ce renouveau, le GLC électrique se rapproche de la version thermique. Mercedes a choisi de conserver les proportions et l’élégance qui ont fait le succès du modèle tout en modifiant certains éléments. L’empattement est plus long de 8 cm (2,97 m) pour un espace plus généreux aux jambes et la tête. Le coffre a également gagné en volume avec de 570 l à 1740 l avec les sièges arrière rabattus. Le frunk offre, lui, une capacité de 128 l supplémentaires, de quoi ranger les câbles de recharge et quelques objets qui encombrent habituellement le coffre.
`Esthétiquement, le GLC adopte les nouveaux codes esthétiques de la marque.La face avant adopte une nouvelle interprétation de la calandre Mercedes. Celle-ci peut intégrer jusqu’à 942 points lumineux rétroéclairés, capables d’afficher différentes animations, notamment lors de l’accueil du conducteur ou pendant la recharge.
Le style général reste cependant fidèle à l’ADN de la marque : lignes fluides entre le SUV et le fastback, signature lumineuse élégante et proportions équilibrées. Mercedes évite ainsi la rupture radicale et préfère une évolution en douceur, ce qui devrait rassurer une clientèle fidèle et plutôt traditionaliste.
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Habitacle très technologique
Si l’extérieur reste relativement classique, l’intérieur marque en revanche une véritable montée en gamme. Dès l’ouverture de la porte, le GLC impressionne par la qualité de sa présentation et l’omniprésence des écrans. La planche de bord peut accueillir en option le spectaculaire MBUX Hyperscreen, un ensemble numérique continu pouvant atteindre 39,1 pouces, soit 99,3 cm de large !
Cet écran géant regroupe l’instrumentation, le système multimédia et un écran passager. L’interface est rapide, fluide et particulièrement intuitive, grâce à la dernière génération du système MBUX fonctionnant sous MB.OS qui intègre entre autre l’IA pour des interactions très naturelles, le système pouvant répondre à de tes nombres questions sont différents sujets. Les matériaux sont également à la hauteur du positionnement premium : cuir, inserts métalliques et assemblages soignés créent une ambiance digne d’une grande berline Mercedes. L’éclairage d’ambiance personnalisable renforce encore l’atmosphère technologique à bord. L’espace est généreux où que l’on se trouve grâce au grand empattement qui profite à l’habitabilité générale du GLC.
Il faut également noter que le GLC accueille un immense toit panoramique joliment appelé Sky Control, disposant de neuf zones à intensité variable dans lesquelles ont retrouve quelques 162 étoiles. À l’usage, ce système s’apparente fort à un gadget mais la luminosité dans l’habitacle est plutôt appréciable.
Motorisation électrique performante
Pour son lancement, le SUV n’est proposé qu’en version 400 4MATIC équipée de deux moteurs électriques délivrant une puissance combinée de 489 ch et 800 Nm de couple. Sur papier, les performances sont impressionnantes pour un SUV familial de plus de deux tonnes avec un 0 à 100 km/h expédié en 4,3 secondes et une vitesse maximale de 210 km/h.
La plateforme adopte une architecture 800 volts, permettant une recharge rapide particulièrement efficace, jusque’à 330 kW en courant continu. Sur une borne rapide compatible, la batterie peut passer de 10 à 80 % en 21 minutes et il est possible de récupérer jusqu’à 300 km d’autonomie en 10 minutes. Avec sa batterie de 94 kWh, le GLC revendique une autonomie maximale pouvant atteindre plus de 713 km selon le cycle WLTP dans sa version la plus efficiente.
À l’avenir, d’autres versions moins puissantes et plus abordables devraient voir le jour mais il faudra encore attendre.
Confort avant tout
Dès les premiers kilomètres, le nouveau GLC gratifie ses passagers par son confort de conduite. La suspension pneumatique AIRMATIC absorbe efficacement les irrégularités de la route tout en conservant une bonne stabilité à haute vitesse. Sur autoroute, le SUV allemand se montre particulièrement silencieux et aucun bruit parasite ne vient perturber sa progression. L’absence de moteur thermique renforce encore cette sensation de sérénité, tandis que l’insonorisation soignée filtre parfaitement les bruits d’air et de roulement.
Malgré son poids important, le GLC se montre agile grâce à son essieu arrière directionnel optionnel qui gomme en grande partie son gabarit costaud, faisant passer le rayon de braquage de 12,1 à 11,2 m. Le comportement rassurant, même le parcours extrêmement sinueux sur lequel nous avons pu l’essayer. Par contre, ce SUV n’est absolument pas sportif. Mercedes a choisi de privilégier le confort au détriment du dynamisme. Loin d’être ridicule lorsqu’on hausse le ton, il fait preuve d’une certaine inertie et sa direction devient floue dans ces conditions.
Par rapport au BMW iX3 plus vivant, le GLC électrique se veut plus doux et fait honneur à l’héritage de sa marque. Mercedes a voulu créer un véhicule polyvalent et cela se ressent dans son comportement. Fait assez rare que pour être relevé, la capacité de remorquage du GLC 400 4MATIC atteint 2,4 tonnes, un chiffre remarquable pour un SUV électrique.
La consommation du GLC nous a en revanche quelque peu déçus avec une moyenne se situant autour de 23 kWh/100 km durant notre essai qui s’est déroulé sur un parcours mixte, alternant route nationales, routes secondaires et autoroute. Un résultat un peu élevé, d’autant que nous n’avons pas forcé sur l’accélérateur. Il nous tarde de réessayer cette voiture dans des conditions réelles ici en Belgique pour se faire une idée réelle.
Positionnement tarifaire premium
Le GLC électrique doit faire face à des rivaux sérieux comme le BMW iX3 ou l’Audi Q6 e-tron, dans un segment premium particulièrement concurrentiel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le SUV à l’étoile fait payer cher ses prestations premium, lui qui est affiché à partir de 72.479 €. Si l’on se perd dans la très longue liste des options, on peut facilement faire grimper l’addition à plus de 100.000 € pour un véhicule bien équipé.
Conclusion
Avec ce nouveau GLC, Mercedes à réussi à faire évoluer son modèle le plus important sans trahir son ADN, malgré l’adoption d’une mécanique électrique. Le SUV allemand conserve ses qualités historiques – confort, finition et polyvalence – tout en intégrant les technologies les plus modernes de la marque. Le problème est que tout cela se paie au prix fort et que son principal, le BMW iX3 (qui se vend déjà comme des petits pains), tout aussi réussi et plus orienté « plaisir », propose ses services pour moins cher.
Le Mercedes GLC 400 4MATIC : caractéristiques
Moteur : 2 moteurs électriques, 489 ch et 800 Nm, batterie lithium-ion
Transmission : intégrale
Boîte de vitesses : réduction unique
L/l/h (mm) : 4.845/1.913/1.644
Poids à vide (kg) : 2.535
Volume du coffre (l) : 570 à 1.740 (frunk : 128)
0 à 100 km/h (sec) : 4,3
Vitesse maximale (km/h) : 210
Autonomie (WLTP, km) : 713
CO2 : 0 g/km
Prix : 72.479 euros
TMC : Flandre : 61,50 euros, Wallonie : 2.132 euros, Bruxelles : 75,79 euros
Taxe de circulation : Flandre : 103 euros, Wallonie et Bruxelles : 102,96 euros
- Confort de haut niveau
- Finition
- Recharge rapide
- Prix élevé
- Technologie pas forcément utile
- Peu dynamique
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