ESSAI Skoda Kodiaq 1.5 TSI m-HEV 2025 : l’arme absolue des familles

Le grand SUV de Skoda, le Kodiaq, se renouvelle complètement. Du moins techniquement. Car, dans l’approche, l’évolution est plutôt douce : plus cossu, il continue de proposer une habitabilité et une fonctionnalité hors norme. Au point de s’ériger en descendant des monospaces. Et ce n’est pas pour déplaire.

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Publié le 9 mai 2025
Temps de lecture : 9 min

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ESSAI Skoda Kodiaq 1.5 TSI m-HEV 2025 : l’arme absolue des familles

Skoda Superb, Skoda Octavia faceliftée, Elroq, Enyaq restylé : ces derniers mois, Skoda tire ses nouveautés en rafales. Et le grand SUV de la maison tchèque, le Kodiaq, n’échappe pas non plus au changement de génération. Il revient complètement refondu et avec un objectif : succéder avec dignité à son prédécesseur qui a tout de même séduit plus de 860.000 clients. Sacré score !

Cette nécessité de continuer à séduire les clients convaincus explique sans doute que l’évolution apparaît douce. Esthétiquement d’abord avec certes un style plus anguleux et imposant, mais qui reste malgré tout reconnaissable au premier coup d’œil. Techniquement ensuite parce que c’est toujours la plate-forme MQB qui est de la partie, mais dans sa version « E » pour « Evolution » et qui permet désormais l’accueil d’une motorisation hybride rechargeable, mais pas full électrique.

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Qualités
  • Habitabilité record, polyvalence, rangements
  • Qualité de finition et présentation
  • Confort de marche
  • 1.5 TSI sobre
Défauts
  • Boîte DSG peu réactive, performances un peu justes
  • Pédale de frein peu progressive
  • Ressenti artificiel de la direction
  • Prix désormais élevé

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Fonctionnalité au top

Le Skoda Kodiaq 2024 présente plusieurs évolutions esthétiques. Sa face avant arbore une calandre hexagonale plus proéminente, encadrée par des phares qui peuvent être LED Matrix. La signature lumineuse s'étend désormais des projecteurs principaux vers les optiques secondaires. Les arches de roue sont plus anguleuses et le capot sculpté renforce l'aspect robuste du véhicule. De profil, le montant D se distingue par des finitions contrastées, disponibles en plusieurs coloris. À l'arrière, une bande lumineuse horizontale relie les feux, accentuant la largeur du SUV.

Cette plus grande présence esthétique n’est d’ailleurs pas que de la poudre aux yeux. En effet, le modèle s’est allongé de 6 cm, à 4,76 m, une croissance qui concerne exclusivement l’empattement. Résultat : une habitabilité littéralement gigantesque pour un véhicule de cette taille, spécialement au niveau des jambes aux places arrière ainsi qu’au niveau du troisième rang (optionnel à 1.100 euros, 40% des ventes du précédent modèle). Aux dernières places, la garde au toit s’est améliorée de 15 mm, ce qui autorise l’installation de personnes de plus de 1,75 m. Bon, ce n’est pas encore la classe « Affaires » d’un A380, car les assises basses (dues au fait qu’il s’agit de strapontins escamotables) laissent avec les genoux dans le menton. Mais c’est mieux qu’avant, aussi pour l’accès à ces places qui n’est pas le plus malaisé du segment, loin de là.

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Côté coffre, le Kodiaq fait aussi des merveilles. On dispose en effet d’un volume de 845 litres en configuration 5 places et de 2.105 litres une fois la banquette rabattue, soit 40 litres de mieux. Un vrai cargo. Et la bonne nouvelle, c’est en version 7 places, c’est que l’espace disponible atteint les 340 litres. C’est 80 litres de mieux que le Kodiaq de 2016 et ça équivaut au coffre d’une Renault Clio. Et avec un deuxième rang qui coulisse sur 18 cm, voilà comment le Kodiaq remplace les tout bons monospaces malheureusement disparus pour des raisons de mode. Comme toujours, la Kodiaq ne faillit pas à la tradition des nombreuses astuces propres à Skoda : plancher de coffre affleurant, vaste bac de rangement sous le plancher (pur autant qu’on n’ait pas choisi la version hybride rechargeable), banquette scindée en 3 parties, dossiers du second rang inclinables et on en passe. Assurément, les familles ainsi que ceux qui pratiquent régulièrement des loisirs nécessitant un certain matériel seront aux anges.

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Ambiance cossue

L’habitacle se signale aussi par sa planche de bord soignée et truffée d’espace de rangement. C’est le fait d’un sélecteur de boîte qui a été déplacé derrière le volant et laisse de ce fait la console centrale libre. On peut donc tout y déposer, y compris deux smartphones de grande taille côte à côte sur la plate-forme de recharge sans fil. Appréciable au quotidien !

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L’interface profite d’un grand écran central de belle résolution, sauf pour les caméras périphériques qui restituent une image de piètre qualité. Les menus sont logiquement agencés, mais de nombreuses manipulations sont encore à effectuer (radio, etc.). Mais là aussi, il y a des astuces vraiment bien trouvées. En l’occurrence, les boutons circulaires placés au bas de la console centrale pilotent plusieurs fonctionnalités. Ainsi, celui du centre permet d’une pression de passer de la commande du volume sonore de l’interface, à celle du mode de conduite ou encore de la ventilation. Ces fonctions peuvent être modifiées au gré des besoins et des habitudes des conducteurs. Simple et efficace.

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La finition est soignée, comme toujours. Certes, pour les parties basses des habillages (contreportes ou planche de bord), on n’est pas encore chez Audi, mais on apprécie la qualité des plastiques durs peu sensibles aux rayures et qui promettent donc une bonne longévité.

150 ch suffisent ?

La gamme de motorisations du Kodiaq est simple. On trouve en entrée de gamme le 1.5 TSI doté d’une microhybridation (150 ch), une version TSI de 2 litres et intégrale (204 ch), deux TDI (150 et 193 ch) et, enfin, la version hybride rechargeable qui combine le 1.5 TSI, une boîte DSG 6, un moteur électrique et une grosse batterie de 25,7 kWh (19,7 kWh utiles) donnée pour une autonomie électrique de 124 km.

Pour notre essai, nous avons tenté le moteur le plus modeste, soit le 1.5 TSI microhybride qui est la version la plus abordable (135 g/km). Il peut compter microhybridation, une coupure de cylindres à faible charge et, rareté chez les moteurs à essence, une turbine à géométrie variable qui garantit le couple maxi de 250 Nm entre 1.500 et 3.500 tr/min. Mais est-ce suffisant avec un SUV qui accuse 1.665 kg à vide ? À l’usage, cette mécanique se montre douce et franchement souple, mais il est vrai qu’elle est aussi vite à bout de souffle, en tout cas plus vite que sur une Superb, certes aussi lourde, mais nettement mieux profilée. Si ce 4 cylindres tient parfaitement la route à vide, en charge il montre donc davantage ses limites, notamment en reprises où il doit alors monter en régime pour répondre aux injonctions. Rien de rédhibitoire, mais les familles très nombreuses qui voyagent régulièrement doivent en tenir compte. La boîte DSG 7 est toujours rapide, mais elle souffre aussi (et toujours) d’un temps de latence lors des relances, par exemple à l’abord d’un rond-point. Il faut prendre son temps et anticiper, ce qui est aussi énervant. Et l’hybridation ne peut rien y changer puisque le moteur électrique n’appuie que le moteur thermique. Il n’est donc pas en prise directe avec les roues avant et ne peut donc directement délivrer son couple instantané dans les cardans.

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Cela dit, le 1.5 TSI tient en revanche toutes ses promesses côté consommation. Notre essai de près de 1.000 km nous a laissé avec une consommation moyenne de 6,9 l/100 km, ce qui est franchement une prouesse avec un moteur turbo et un véhicule de pareil gabarit. Les 55 litres du réservoir autorisent dès lors une belle autonomie (plus de 750 km).

Le confort, mais pas la dynamique

Grand, donc relativement encombrant et doté d’un généreux empattement, le Kodiaq ne pouvait pas se montrer particulièrement dynamique. C’est une question de morphologie. C’est le cas en pratique, mais ça n’a en fait aucune importance, parce qu’aucun client ne l’achètera pour cet aspect. L’engin est simplement rassurant (et aussi assez efficace) avec une direction précise (mais qui présente certaines inconsistances, même en mode Sport) et un châssis naturellement sous-vireur aux limites, mais qui reste parfaitement prévisible. L’empreinte est typique des produits Volkswagen en somme. On s’attardera plus volontiers par le confort de l’engin, franchement réussi, même s’il faut souligner que notre modèle d’essai était équipé du vitrage latéral feuilleté (280 euros) et de l’amortissement adaptatif très tolérant et même un peu trop, car, en mode Confort, il laisse d’amples mouvements de caisse et des pompages.

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Prix plus très Skoda

On ne peut pas dire qu’un prix de départ à 42.015 euros (5 places) soit particulièrement démocratique. Mais c’est la stratégie de Skoda désormais : une montée en gamme progressive qui s’en ressent aussi côté portefeuille. D’autant que pour disposer d’équipements tels que le régulateur de vitesse adaptatif et certaines aides à la conduite, il faut passer de la version Family à la Business, ce qui fait encore gonfler le tarif à 49.050 euros. Et il faut encore ajouter des équipements comme l’accès mains libres (1.150 euros), les sièges chauffants (405 euros) ou éventuellement l’attelage (860 euros). Skoda demande aussi 600 euros pour le pack « familles » (tablettes « aviation », stores de fenêtres, rangement à l’arrière, etc. Plus si démocratique donc.

Conclusion

Le nouveau Kodiaq n’est pas (plus) bon marché, c’est un fait. Mais il reste une offre solide à destination des familles ou des automobilistes à la recherche d’un grand véhicule pratique. Car, sous ses airs de SUV, il révèle toutes les qualités de polyvalence tant appréciées des monospaces d’antan. Un choix de raison donc. Mais quelle fonctionnalité, c’est vraiment génial !

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Skoda Kodiaq 1.5 TSI m-HEV (2025) : spécifications

Moteur : essence, 4 cylindres, 1.498 cm3, 150 ch et 250 Nm
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : automatique 7 rapports (DSG)
L/l/H (mm) : 4.758 / 1.864 / 1.679
Poids à vide (kg) : 1.665
Volume du compartiment à bagages (l) : 267 – 1.816
De 0 à 100 km/h (sec) : 9,7
Vitesse maximale (km/h) : 207 km/h
Consommation mixte WLTP (l/100 km) : 5,9
CO2 : 135 g/km
Prix : 40.915 euros
Taxe de mise en circulation : Flandre : 412,65 euros ; Wallonie et Bruxelles : 867 euros
Taxe de roulage : Flandre : 283,91 euros ; Wallonie et Bruxelles : 340,30 euros
Écomalus Wallonie : 0 euro

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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