Ces dernières semaines, Stellantis semble accumuler les problèmes. À peine a-t-on annoncé un « stop drive » pour les Citroën C3 et DS 3 équipées des airbags Takata (près de 28.000 véhicules concernés dans notre pays) qu’une nouvelle opération de rappel est déjà lancée. Et cette fois, ce sont les modèles Diesel des marques Citroën, DS Automobiles, Opel, Fiat et Peugeot qui seraient touchés, et ce à travers toute l’Europe.
Selon l’agence Belga, ce sont 117.000 voitures qui sont concernées en Belgique. Les propriétaires recevront très bientôt un courrier et ils pourront vérifier via le numéro de châssis sur le site internet de chaque marque si leur voiture est concernée ou pas. Il s’agit de modèles équipés du moteur 1.5 BlueHDi et produits entre octobre 2017 et janvier 2023. Sont notamment concernés les modèles Citroën C3 et C4, l’Opel Corsa et le Mokka ainsi que les Peugeot 208, 2008 et 308.
Quel est le problème ?
Mais que se passe-t-il ? En réalité, sur cette motorisation, un défaut peut apparaître au niveau de la chaîne d’entraînement des arbres à cames. Plus particulièrement, il s’agit d’une mauvaise tension de la chaîne entre l’arbre à cames et l’arbre d’équilibrage, ce qui peut se traduire par un bruit caractéristique. Pour celles et ceux qui sont attentifs, ce bruit de cliquetis se produit particulièrement lors d’un démarrage à froid et il provient du bas du moteur. Il indique alors une trop grande détente de la chaîne ou alors une usure prématurée des guides ou des tendeurs.
Selon plusieurs sources, ce problème se manifeste d’abord par une gêne sonore, mais le problème peut devenir nettement plus important (et onéreux) si la chaîne se détend trop amplement ou qu’elle casse, car cela peut alors causer des dommages fondamentaux au moteur. Dans ce dernier cas, la réparation est complexe – et chère –, car il faut ouvrir partiellement le moteur pour accéder aux éléments endommagés.
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Dans le cadre de cette campagne de rappel, le concessionnaire devra vérifier s’il est nécessaire de remplacer la chaîne d’arbre à cames. La solution préconisée consiste dans l’installation d’une chaîne plus large et résistante. Une mise à jour logicielle est également prévue ainsi qu’une éventuelle vidange du moteur.
Une compensation
Comme pour les problèmes rencontrés avec le moteur essence 1.2 PureTech, Stellantis a pris la décision d’étendre la garantie. Le constructeur couvre 100% des frais pour les pièces et la main-d’œuvre pendant dix ans ou jusqu’à 240.000 km, mais sous conditions spécifiques. Une indemnisation avec effet rétroactif est également prévue.
Les clients qui auraient déjà rencontré des problèmes au niveau de cette chaîne et qui auraient déjà réparé la voiture à leurs frais pourront aussi demander une compensation à partir de la mi-juillet, via une plate-forme en ligne. Cela dit, plusieurs conditions strictes s’appliquent. Par exemple, il est spécifié que « l’incident doit s’être produit entre le 1er janvier 2023 et le 30 juin 2025 ». Ce qui est étrange, car ces moteurs sont produits depuis 2017… Autre condition imposée par Stellantis : « le diagnostic et la réparation doivent être effectués par le réseau agréé ». De quoi à nouveau alimenter des discussions.…
« Inquiétude et flou »
Selon HLN, le ministre en charge de la Protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit), s’est indigné des récents et nombreux rappels effectués par Stellantis ainsi que de la situation déplorable vécue avec les airbags Takata,. L’homme s’est montré excédé et il a invité la direction de Stellantis dans son cabinet pour obtenir des explications.
« Le rappel est nécessaire, mais il génère de l’inquiétude, de la confusion et des désagréments pour des milliers de consommateurs. Ce qui est particulièrement problématique, c’est la combinaison d’un danger potentiellement mortel, d’une communication tardive et de l’absence totale de solution immédiate », a déclaré le ministre.
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