Pour le premier modèle électrique de son histoire, Ferrari voulait casser les codes. Ça commence par un look à part. D’où l’idée de confier le projet à des designers extérieurs. Pour apporter un regard décalé, le constructeur a sollicité le collectif créatif LoveFrom, fondé par Sir Jony Ive et Marc Newson, deux hommes qui ont travaillé sur le design des produits Apple.
Lewis and Charles revealed fully electric Ferrari Luce. pic.twitter.com/5HFrxjcOZJ
— La Gazzetta Ferrari (@GazzettaFerrari) May 25, 2026
4 portes et 5 places
Mesurant 5,03 m de long, la Ferrari Luce étonne par sa forme monolithique et sa carrosserie est surplombée par un grand dôme de verre. On note aussi les énormes jantes : les plus grosses jamais montées sur une Ferrari de série, avec 23 pouces à l’avant et 24 pouces à l’arrière.
Les portes arrière s’ouvrent dans le sens opposé de celles de devant et la Luce est la première Ferrari à 5 places. Sur les sportives thermiques, l’architecture transaxle (moteur avant et boîte de vitesses arrière) ne permettait pas l’intégration d’une 5e place.
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Habitacle néo-rétro
À bord, Ferrari a opté pour un design néo-rétro. La Luce conserve plusieurs commandes mécaniques (boutons, molettes, basculeurs et interrupteurs), mais associées à des écrans numériques multifonctions développés avec Samsung Display. Les matériaux sont chics : aluminium anodisé recyclé, verre Corning Gorilla Glass et cuir haut de gamme.
On note le petit joystick en verre qui commande la transmission, le fin volant en aluminium au style vintage et les cadrans ronds à aiguilles pour l’instrumentation. Derrière le volant, la palette de gauche accroît la récupération d’énergie, tandis que celle de droite augmente le couple pour une sortie de virage plus rapide.
4 moteurs et 1.050 ch
Des moteurs électriques jusqu’au pack batterie, chaque élément est réalisé à Maranello et Ferrari a déposé plus de 60 nouveaux brevets. La Luce repose sur une plate-forme inédite et dispose de 4 moteurs (un par roue), pour une puissance totale de 1.050 ch et un couple de 990 Nm.
De quoi faire passer cette Ferrari de 2.260 kg de 0 à 100 km/h en 2,5 s. La barre des 200 km/h est franchie après 6,8 s seulement et l’engin pointe à 310 km/h. Ferrari a aussi développé un générateur sonore qui n’imite pas un moteur thermique mais capte les ondes sonores générées par les vibrations des essieux et les amplifie.
Un châssis technologique
Cette Ferrari promet une tenue de route très efficace, grâce à une répartition idéale des masses avant/arrière (47/53% en statique), un amortissement piloté, des roues arrière directrices et une vectorisation du couple grâce aux 4 moteurs électriques. Le freinage régénératif est secondé par des disques en carbone-céramique (390 mm à l’avant, 372 mm à l’arrière).
530 km d’autonomie
Les moteurs sont alimentés par une batterie de 122 kWh bruts, offrant une autonomie théorique de 530 km. Cette batterie fonctionne sous 800 Volts et offre une puissance de charge de 350 kW. C’est un peu plus qu’une Porsche Taycan, mais on est loin des 600 kW de la nouvelle Mercedes-AMG GT Coupé 4 portes, qui est pour l’heure la rivale la plus sérieuse de la Ferrari Luce, dont le prix devrait débuter à partir de 550.000 euros.
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