Ferrari vient de dévoiler ses chiffres financiers pour le premier trimestre de cette année. Premier constat : le constructeur italien a livré 3.436 véhicules au premier trimestre, soit un recul de 4,6% par rapport à la même période en 2025. La chute vient de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), plus gros marché de la marque (1.458 livraisons ce premier trimestre contre 1.701 l’an dernier). Ferrari assure cependant que ce recul des livraisons n’est pas dû aux récentes tensions au Moyen-Orient, mais bien à une logistique interne de production visant à assurer le lancement des nouvelles générations de modèles.
Au cours du dernier trimestre, les livraisons de la 12Cilindri, du SUV Purosangue et de la famille SF90 XX ont augmenté, tandis que celles des 296 et Roma Spider ont diminué, ce qui est logique puisque ces dernières tirent leur révérence. Les livraisons de la supercar F80 sont en phase d’accélération et les premières livraisons des 296 Speciale, Amalfi et 849 Testarossa ont commencé. Ferrari confirme que son carnet de commande est plein jusqu’à fin 2027.
Des bénéfices en hausse
Malgré cette baisse des livraisons, le chiffre d’affaires a augmenté (+3% pour atteindre 1,85 milliard toutes activités confondues), de même que le bénéfice avant impôt (EBIT), qui s’élevait à 548 millions d’euros (+1%), avec une marge opérationnelle de 29,7%, un résultat assez exceptionnel pour un constructeur automobile.
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Merci la F1…
Chez Ferrari, la vente de voitures atteignait ce dernier trimestre 1,56 milliard d’euros de chiffre d’affaires (+1%), mais la croissance est surtout portée par les activités liées à la compétition (chiffre d’affaires de 74 millions d’euros, +17%), avec une augmentation des partenariats et, surtout, la location de moteurs à d’autres équipes de Formule 1.
Les activités « lifestyle » (mode, licences et merchandising) ont également connu ce dernier trimestre une croissance soutenue (chiffre d’affaires de 218 millions d’euros, +14%). Et le merchandising devrait continuer à porter ses fruits puisqu’une boutique Ferrari (Flagship Store) vient d’ouvrir ses portes à Londres.
Un avenir sous tension…
Ceci dit, le constructeur au cheval cabré avoue suivre de près les évolutions des événements géopolitiques au Moyen-Orient, qui pourraient avoir un impact sur les ventes si le conflit se poursuit. Il y a aussi les menaces de Donald Trump d’augmenter à 25% les droits de douane sur les voitures européennes importées aux Etats-Unis.
Et on attend également de voir l’accueil qui sera réservé à la Luce, la première Ferrari électrique, qui sera dévoilée ce 25 mai. À voir si les clients Ferrari franchiront massivement le pas de l’électrique, sachant que chez les autres marques de très grand luxe, la voiture électrique peine franchement à séduire…
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