Étude : la moitié des Européens prêts à acheter une voiture chinoise ?

Et si votre prochaine voiture était une voiture chinoise ? Car, selon toute vraisemblance, 47% des Européens seraient favorables à ce type d’acquisition. Explications.

Publié le 11 septembre 2025
Temps de lecture : 5 min

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Étude : la moitié des Européens prêts à acheter une voiture chinoise ?

MG, BYD, BAIC, DFSK, Hongqi, Forthing ou Dongfeng en passant par Nio, Xpeng, Omoda ou encore Zeekr : le nombre de marques automobiles chinoises commercialisées en Belgique ne cesse de croître chaque année. Les acheteurs de voitures électriques et hybrides plutôt abordables semblent connaître de mieux en mieux l’offre venue de la République populaire, même si pour la majorité du grand public, beaucoup de ces noms restent encore de parfaits inconnus.

Malgré une réticence au départ, il semblerait que l’image des voitures chinoises progresse à pas de géant. C’est en tous cas ce que révèle une étude réalisée par le bureau Escalent. Dans le courant des mois de mai, juin et juillet, des centaines de consommateurs ont été interrogés dans des pays comme France, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni et elle rapporte que 47% des répondants n’auraient aucune objection à opter pour une voiture chinoise lors de leur prochain achat. Malheureusement, le territoire belge n’a pas été intégré à l’échantillon, mais on peut supposer que notre réalité ne doit pas bien être très éloignée de celle de nos grands voisins.

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La confiance augmente vite

Ce qui est surtout frappant, c’est l’évolution : car lors du même sondage opéré l’an dernier, seuls 31% des personnes interrogées déclaraient alors qu’une voiture chinoise pourrait retenir leur attention. Ce taux montre dès lors que la confiance dans les marques de l’empire du Milieu progresse rapidement, mais aussi qu’une grande partie des automobilistes ne se soucie pas vraiment des effets macro-économiques d’un pareil choix.

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Car sans vouloir adopter une posture protectionniste, Gocar relaie souvent les appels à l’aide du secteur et les sorties de dirigeants des groupes et marques occidentaux qui attirent l’attention sur la chute des ventes, dressent un tableau sombre de notre industrie automobile et qui appellent constamment l’Europe à revoir ses règles d’émissions dans le sens d’un assouplissement.

Une sur vingt

Mais quelle est la réalité aujourd’hui et à quel point les constructeurs chinois sont-ils présents sur nos marchés ? Au premier semestre 2025, une voiture neuve sur vingt vendue sur le marché européen était chinoise. Nous ne sommes donc qu’à 5% de marché. Pas beaucoup ? Peut-être, sauf que cette part a doublé en seulement un an.

Il est toutefois important de préciser qu’on parle ici de marques chinoises et pas de modèles fabriqués en Chine. Ce qui est très différent. Il faut rappeler par exemple que la Cupra Tavascan est bien produite dans une usine chinoise, mais qu’elle n’est pas comptabilisée dans les voitures chinoises. Logique. De même, les Volvo fabriquées en Europe n’entrent pas non plus dans cette comptabilité, même si la marque est détenue par un groupe chinois (Geely).

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Des clients fidèles

Cela dit, le chiffre de 47% cité ci-dessous doit être relativisé. Car la fidélité des consommateurs européens aux marques occidentales semble plus forte que ce que veut bien dire l’étude. Celle-ci révèle en effet aussi que près des trois quarts des acheteurs européens attendent un prix inférieur de la part d’une marque chinoise. En outre, à peine 13% d’entre eux seraient prêts à payer plus pour une voiture chinoise que pour une voiture européenne, même celle qui provient d’Asie représentait objectivement un meilleur choix.

Cette manière de penser chez les consommations n’est pas une bonne nouvelle pour les marques chinoises, surtout pour celles qui, comme Nio ou Xpeng, entendent clairement concurrencer les marques de luxe européennes. Ceci signifie aussi que les projets de production en Europe pourraient aussi être retardés, car le fait de produire localement pourrait ne pas être un argument pour les Européens.

Tesla en perte de vitesse

L’étude évalue aussi la perception des voitures américaines par les consommateurs. Et là, la tendance est totalement inverse. Alors qu’en 2024, 51% des Européens envisageaient encore l’achat d’une voiture américaine, ils ne sont plus que 44% aujourd’hui. La raison n’est sans doute pas très difficile à trouver : la chute de Tesla qui est de loin la plus grande marque américaine sur nos marchés a joué un rôle central dans cette évolution.

Il est assez communément admis que les opinions politiques tranchées du patron, Elon Musk, constituent la principale cause de la chute de la popularité de Tesla en Europe. Et ce n’est certainement pas un hasard si cette année c’est un des seuls constructeurs à vendre beaucoup moins de voitures électriques. Ailleurs, les voitures électriques connaissent une forte progression.

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Par Hans Dierckx Rédacteur automobile

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