Après plusieurs années de fortes turbulences, le marché automobile européen semble retrouver une forme de stabilité. En novembre, les immatriculations de voitures neuves dans les 27 pays de l’Union européenne ont progressé de +2,1% sur un an, totalisant 887.500 unités. Cette hausse, certes plus modérée qu’en octobre, marque néanmoins un cinquième mois consécutif de croissance.
Sur les onze premiers mois de l’année, près de 9,86 millions de véhicules neufs ont été immatriculés, soit une progression de +1,4% par rapport à la même période de l’an dernier. Une tendance qui confirme le lent redressement du marché, soutenu par une demande plus forte dans plusieurs grands pays comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne.
Les hybrides s’imposent
Dans cette reprise, les motorisations hybrides jouent un rôle central. Elles constituent désormais la première énergie du marché européen, avec 34,6% des ventes sur la période janvier-novembre. Près de 3,41 millions de véhicules hybrides ont ainsi été écoulés, en hausse de 14,5% sur un an.
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La progression est particulièrement marquée dans certains marchés clés : +26 % en Espagne, +24,2% en France, +8,7 % en Allemagne et +7,9 % en Italie. Mais pas en Belgique, car en novembre, les ventes ont reculé de -11,8%, ce qui porte le cumul du repli à -9,2% en 2025. Toujours sur le marché belge, les motorisations électriques et hybrides représentent près de 54% du marché total en 2025 (10 premiers mois), avec une forte préférence pour l'hybride chez les particuliers. Au niveau européen, les hybrides rechargeables confirment leur montée en régime, avec près de 913.000 immatriculations sur onze mois. Leur part de marché atteint désormais 9,3%, contre 7,1% un an plus tôt, signe d’un intérêt croissant pour des solutions intermédiaires entre thermique et électrique.
L’électrique avance, mais insuffisamment
Les véhicules 100% électriques poursuivent leur progression, représentant désormais 16,9% des ventes de voitures neuves dans l’Union européenne, contre 13,4% un an auparavant. En volume, cela correspond à environ 1,66 million d’unités sur onze mois, soit une hausse de 27,6%.
Pour l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), cette évolution reste cependant insuffisante au regard des objectifs climatiques européens. L’organisation souligne que les difficultés structurelles du marché restent d’actualité : coûts élevés, infrastructures de recharge inégales et incertitudes réglementaires. Un contexte qui a conduit l’Union européenne à renoncer il y a quelques jours à imposer un passage intégral au tout électrique dès 2035.
Parallèlement, les motorisations traditionnelles continuent de reculer. Essence et Diesel ne représentent plus que 27% des ventes de voitures neuves à fin novembre en Europe. Les modèles essence totalisent environ 2,67 millions d’unités sur la période, en net retrait par rapport à l’an dernier, tandis que le diesel tombe à 9% de part de marché, avec 890.000 immatriculations.
Volkswagen consolide, Tesla décroche
Côté industriels, le groupe Volkswagen conforte sa position de leader incontesté. Le groupe allemand a immatriculé plus de 252.000 véhicules en novembre (+3,5%) et 2,73 millions depuis janvier, en hausse de 5%. Sa part de marché atteint désormais 27,7% sur onze mois.
Derrière, Stellantis affiche un mois de novembre quasi stable, grâce à de bonnes performances chez Citroën et Fiat. Mais l’industriel reste en retrait sur l’ensemble de l’année (-5,5%). Le groupe Renault poursuit, lui, une trajectoire positive, avec une croissance de 6,5% sur onze mois.
À l’inverse, les problèmes de Tesla ne s’arrangent pas. Les ventes du constructeur américain se sont effondrées de -34,2% en novembre et de près de -39% sur l’ensemble de la période, à environ 129.000 unités. Le recul de Tesla en Europe s’explique par une accumulation de facteurs structurels. Longtemps en position de référence, la marque américaine voit son avance technologique se réduire face à des constructeurs désormais capables de proposer des modèles électriques aboutis, mieux intégrés aux attentes européennes.
La gamme Tesla, concentrée sur un nombre limité de silhouettes, peine également à accompagner la fragmentation du marché, alors que les acheteurs plébiscitent de plus en plus les formats compacts. Les baisses de prix successives ont aussi fragilisé l’image de marque. À cela s’ajoutent un environnement réglementaire moins favorable au tout électrique et la montée en puissance rapide de concurrents européens et chinois, plus agressifs. Tesla doit donc surtout composer sans l’effet de nouveauté qui a longtemps soutenu sa trajectoire de croissance.
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