Malgré l’émergence de solutions de mobilité de plus en plus larges, la voiture reste le pilier de la mobilité en Belgique. Selon la dernière étude Polaris commandée par D’Ieteren à l’agence indépendante Profacts (voir ici celle de 2024), 89% des ménages possèdent au moins un véhicule. Pourtant, une évolution se dessine progressivement : près de 28% des familles disposant de plusieurs voitures envisagent de réduire leur flotte privée, poussées par des impératifs économiques et écologiques.
Cette fidélité à la voiture ne s’oppose donc pas à une forme d’ouverture. Le concept de multimodalité s’installe progressivement, notamment chez les jeunes générations et en milieu urbain. Mais l’adoption réelle d’alternatives reste freinée par des préférences culturelles et des obstacles pratiques.
L’électrique progresse
L’électrification du parc fait partie des évolutions les plus visibles. En 2025, 39% des Belges déclarent envisager l’achat d’un véhicule électrique. Toutefois, l’attrait pour les motorisations thermiques reste dominant, avec 72% des intentions d’achat. Les freins sont bien connus : coût élevé, autonomie jugée insuffisante, et rareté des bornes de recharge à proximité du domicile. On n’a manifestement pas fini de les entendre.
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Les attentes sont claires : la moitié des répondants souhaitent une borne de recharge à moins d’un kilomètre de chez eux. Fait intéressant : les jeunes adultes (18–34 ans) sont les plus ouverts à l’électrique (57% d’intention) tandis que seuls 22% des 54–64 ans s’y intéressent.
Le vélo électrique s’impose
Parmi les alternatives crédibles, le vélo – en particulier électrique – connaît un essor marqué. À Bruxelles et en Flandre, il rivalise désormais avec les transports publics. Côté entreprise, le leasing de vélos progresse fortement : 41% de contrats de leasing en 2025 contre 36% un an plus tôt. Ce dynamisme reflète l’intérêt croissant des employeurs pour des solutions de mobilité douce, en phase avec les attentes sociétales.
Le budget mobilité peine à convaincre
38% des Belges ont testé un service de mobilité partagée en 2025 – essentiellement des voitures ou des vélos. Mais la majorité (63%) ne compte pas y recourir prochainement. Les raisons ? Crainte de dégradations, mais surtout attachement à la propriété privée.
Même constat pour le budget mobilité : 66% en ont entendu parler, mais seuls 5% l’utilisent effectivement. Si les jeunes sont plus enclins à répartir ce budget entre vélo, partage et remboursement de prêts, les plus de 55 ans restent largement centrés sur la voiture. Côté entreprises, 50% ne prévoient toujours pas de l’implémenter en raison de la complexité perçue du dispositif.
L’avance des flottes ?
Si les particuliers hésitent encore sur l’électrique (car il n’existe aucun soutien), les entreprises accélèrent : la part de véhicules électriques dans les flottes est passée de 17% en 2024 à 32% en 2025. D’ici deux ans, près de la moitié des parcs pourraient être électrifiés.
L’étude Polaris 2025 confirme donc une double réalité : si les Belges restent profondément attachés à leur voiture, les signaux de transformation sont bien présents. Les jeunes poussent vers une mobilité plus souple et écologique, les entreprises investissent, et les infrastructures évoluent lentement. Le futur de la mobilité belge sera donc à plusieurs vitesses
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