Les conducteurs de voitures électriques parcourent en moyenne plus de kilomètres par an que ceux qui roulent à l’essence — et même que les conducteurs diesel. C’est ce que montrent les nouvelles données (pour 2024) publiées par l’ACEA.
Un chiffre frappant, puisque les conducteurs belges de véhicules électriques laissent ainsi le reste de l’Europe loin derrière eux. Les Belges qui roulent en électrique parcourent même plus de kilomètres que les Allemands au volant d’une voiture diesel, pourtant considérés comme les archétypes des grands rouleurs, compte tenu des longues distances domicile-travail chez nos voisins de l’Est et de leur attachement au moteur diesel.
Le Belge parcourt en moyenne 14.220 kilomètres par an
Il convient toutefois de préciser que ces chiffres ne sont pas complets. L’ACEA ne dispose par exemple pas de données pour tous les pays, ni pour tous les types d’usage. Ainsi, elle ne publie pas de chiffres concernant le kilométrage des voitures électriques en Allemagne.
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La nature même des données laisse également supposer que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre. Dans certains pays, les moyennes sont arrondies à 100 kilomètres près, tandis qu’en Belgique elles sont calculées au kilomètre près.
Quoi qu’il en soit, selon l’ACEA, en 2024 un Belge a parcouru en moyenne 19.281 kilomètres en voiture électrique. Les conducteurs de diesel atteignaient 16.321 kilomètres, tandis que les voitures à essence ne dépassaient pas 11.259 kilomètres par an.
De manière générale, les voitures circulant en Belgique parcourent un nombre de kilomètres supérieur à la moyenne européenne. En 2024, la moyenne nationale s’élevait à 14.220 kilomètres. Seuls les Estoniens faisaient mieux, avec 15.000 kilomètres. Plusieurs grands pays, comme la Pologne, l’Italie ou l’Espagne, manquent toutefois à l’appel dans ce classement.
Sédentarité résidentielle et coût d’usage réduit
Quant aux raisons de ces moyennes étonnamment élevées, elles restent ouvertes à l’interprétation. Il faut sans doute se pencher sur le phénomène des voitures de société et de rémunération, très répandu dans notre pays.
Lorsque l’employeur prend en charge le coût du carburant ou de l’électricité, les utilisateurs ne ressentent pas directement le coût d’usage de leur véhicule, ce qui n’incite pas à limiter les déplacements.
Par ailleurs, la Belgique compte une proportion relativement élevée de propriétaires par rapport aux locataires. Combinée aux coûts fixes élevés (notamment notariaux) liés à l’achat d’un logement, cette situation rend les Belges plutôt sédentaires. En cas de changement d’emploi, ils préfèrent souvent rester au même endroit et accepter des trajets domicile-travail plus longs, plutôt que de déménager plus près de leur lieu de travail.
Un parc automobile relativement jeune
Les chiffres montrent également que la Belgique dispose d’un parc automobile relativement jeune par rapport au reste de l’Europe, même si son âge moyen augmente ces dernières années. En Belgique, l’âge moyen des voitures est de 10,1 ans, contre 12,7 ans pour l’ensemble de l’Union européenne. Là encore, les voitures de société jouent sans doute un rôle important.
Les parcs automobiles les plus jeunes se trouvent au Luxembourg, en Irlande, au Danemark et en Autriche, avec une moyenne inférieure à 10 ans. Les plus anciens parcs circulent en Tchéquie, Estonie, Hongrie, Malte et Grèce, cette dernière affichant le record avec un âge moyen proche de 18 ans.
La Belgique affiche en outre un nombre de voitures pour 1.000 habitants inférieur à la moyenne européenne, avec 508 véhicules. La moyenne européenne s’élève à 570.
Sur ce plan, l’Italie arrive en tête avec 701 voitures pour 1.000 habitants, tandis que la Lettonie ferme la marche avec 418 voitures pour 1.000 habitants en 2024.
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