Ils ne l’avouent pas tous publiquement, mais de nombreux constructeurs pensent que la voiture électrique n’est pas la seule solution d’avenir pour la mobilité individuelle. Jusqu’ici, ce sont essentiellement Toyota et Mazda qui ont défendu cette position. Mais dans les faits, les deux Japonais sont rejoints en actes par d’autres industriels, dont le groupe Hyundai/Kia.
Cette réalité est parfaitement palpable à travers les développements techniques qui sont aujourd’hui présentés. La preuve avec le groupe coréen qui a présenté lors de ses Next-Gen Hybrid System Tech Day une hybridation caractérisée par la présence de deux moteurs dans la transmission au lieu d’un seul. Hyundai détaille le principe et indique que le premier moteur (13 kW ou 17 ch) se charge uniquement du démarrage du moteur thermique et de la génération d’énergie pour la batterie tandis que le second moteur (54 kW ou 72 ch) assure, lui, la propulsion du véhicule ainsi que la récupération d’énergie au freinage. L’avantage de cette architecture de nouvelle génération permettrait d’améliorer la consommation de -45% tout en procurant une hausse de la puissance de +19% par rapport aux moteurs équivalents. Pas mal.
Pas nouveau ?
Va-t-on pouvoir disposer d’une nouvelle génération de voitures hybrides ? En fait, la réponse est non, car nous avons fouillé chez les autres constructeurs pour savoir comment ils opéraient. Et il s’avère que le « nouveau » principe défendu par Hyundai est celui privilégié par Toyota depuis... plus de 10 ans. Chez le Japonais, le groupe hybride est charpenté depuis belle lurette de la même manière au sein : la « boîte-pont » renferme 4 organes: un train épicyloïdal (qui n’est pas une boîte de vitesse, mais permet de mélanger les puissances thermique et électrique en offrant une liberté totale sur les régimes moteurs qui peuvent être distincts), deux moteurs électriques/générateurs (MG1 et MG2) et un engrenage réducteur qui conditionne le rapport de pont. Dans ce schéma, MG1 sert principalement de générateur tandis qu’échoit la fonction d’entraînement à MG2 même si ce dernier assure aussi un rôle de générateur lorsqu’on freine. La seule différence réside donc dans le fait que Hyundai intègre ce dispositif dans une boîte de vitesse robotisée.
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Nouveaux modèles
Mais il n’empêche, même si cette innovation n’en est en fait pas vraiment une au sens premier du terme, Hyundai va implémenter cette nouvelle chaîne hybride à bord de ses véhicules. Elle sera associée avec le 4 cylindres turbo de 2,5 litres qui annonce 329 ch, pour une consommation de 7,1 l/100 km. D’ici peu, cette évolution sera aussi l’apanage du 1.6 litre, ce qui signifie qu’elle sera aussi disponible chez nous.
Hyundai indique également que cette nouvelle transmission hybride, la TMED-II, permettra de prendre quelques libertés pour le confort. Par exemple, il sera possible d’utiliser la climatisation ou les fonctions multimédia sans démarrer le moteur thermique. De même, ce dispositif permet une connexion vehicle-to-load (V2L) pour recharger des appareils électriques depuis la batterie du véhicule. Mais pas sûr qu’avec une batterie d’un peu plus de 1 kWh on puisse aller très loin...
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