Avec plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde qui y font appel une cinquantaine de fois par mois, Google Maps fait partie intégrante de la vie quotidienne de nombreuses personnes. Forcément, chaque évolution impacte tous ces utilisateurs et lorsqu’elle est profonde, elle s’apparente presque à une révolution.
Et cette fois, l’évolution est à nouveau de taille, car le géant américain plonge Maps dans l’intelligence artificielle grâce à son propre modèle, Gemini. De quoi transformer l’application en un vrai copilote virtuel. Car l’interface ne se contente plus d’indiquer de tourner à gauche ou à droite, mais elle enrichit les instructions avec des précisions contextuelles supplémentaires.
« Y a-t-il un bon restaurant italien sur le trajet ? »
En liant les itinéraires à des images Street View, l’application est capable de ne plus dire « tournez à droite dans 100 m », mais « tournez à droite à la maison rouge ». Une approche qui s’apparente bien plus aux indications qu’un humain pourrait donner.
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Mais le mot-clé de cette évolution, c’est « conversation ». Il sera par exemple possible de demander à Maps s’il y a un restaurant italien sur ou à proximité de l’itinéraire, si celui-ci propose des plats végétariens, dans quelle gamme de prix il se situe, s’il y a un parking, etc. Pour fournir ses informations, Gemini s’appuie sur plus de 250 millions de lieux répertoriés sur Maps. L’utilisateur peut par ailleurs lui-même alimenter le système avec ses propres informations – par exemple en signalant un embouteillage ou un obstacle sur la route. Cette fonction existe déjà sur Waze (qui appartient aussi à Google), mais elle nécessite encore d’appuyer sur un bouton dans le menu de commande. Ici, tout est vocal. En outre, il devient aussi possible de partager l’heure d’arrivée estimée avec ses proches, voire d’ajouter un rendez-vous dans son agenda, toujours par commande vocale, sans quitter la route des yeux ni lâcher le volant.
Google déploie ces nouvelles fonctionnalités progressivement sur les appareils Android équipés de la fonction d’IA Gemini, mais aucune date de déploiement n’a encore été annoncée pour les pays européens et il n’est pas encore garanti que toutes les fonctionnalités soient disponibles partout. Il faut se souvenir que par le passé, Google a déjà lancé de nouvelles fonctions à des rythmes différents selon les régions, notamment en raison des législations relatives à la vie privée.
Une couverture presque mondiale
Google Maps, qui fête cette année ses 20 ans d’existence, reste de loin le système de navigation le plus populaire au monde et il a déjà presque totalement supplanté les GPS intégrés de nos voitures. Selon les statistiques, c’est surtout la jeune génération qui utilise ce service : plus d’un quart des utilisateurs ont entre 18 et 24 ans. Le système de cartes couvre plus de 220 pays avec des données concernant près d’un milliard de kilomètres de routes. Et si on combine Maps au à Google Earth, l’ensemble des données mobilisées pèsent pour plus de 40.000 téraoctets. Colossal !
Maps est devenu une source majeure de revenus pour Google. L’application a généré en effet plus 11 milliards de dollars en 2023. Ces revenus proviennent notamment des publicités – comme les chaînes de magasins qui souhaitent être plus visibles sur la carte – mais aussi des développeurs d’autres services, applications ou sites web qui utilisent la plate-forme Maps. De nombreuses villes et autorités publiques l’exploitent également, par exemple pour cartographier la densité du trafic à certains points névralgiques. Maps continue donc de se développer pour rester incontournable. Et c’est bien parti.
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