C'est l'agence de presse Reuters qui a publié l'info en se basant sur des sources proches de Maranello. Ferrari repousse l'arrivée de son deuxième modèle électrique. Il devait normalement apparaître fin 2026, mais ce sera désormais 2028 au plus tôt. La raison ? « Il n'y a tout simplement pas de demande pour les voitures de sport électriques à l'heure actuelle », affirment des proches du dossier.
Freiner ses ardeurs
Le constructeur italien de voitures de sport, célèbre dans le monde entier pour ses moteurs V8 et V12, freine donc pour l'instant les modèles électriques. C'est ce qui explique d'ailleurs que la première Ferrari électrique n'est pas encore arrivée. Elle fera ses débuts cet automne et se retrouvera dans les garages des premiers clients en 2026.
Mais cette Ferrari - provisoirement appelée Elettrica - est censée être un modèle exclusif en édition limitée. Elle coûtera probablement plus d'un demi-million d'euros et est elle constitue un symbole : avec elle, Ferrari veut prouver que la marque maîtrise la technologie électrique tout en étant capable de produire à électrons qui répond aux valeurs du cheval cabré.
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La deuxième voiture électrique est censée déployer ce succès à plus grande échelle - selon les informations glanées chez Ferrari. Il devait s'agir d'un crossover sportif doté d'une technologie révolutionnaire et produit à 5.000 ou 6.000 exemplaires sur cinq ans. Mais Ferrari appuie désormais sur le bouton « pause », car ce volume espéré (pour la rentabilité) est totalement irréaliste à l'heure actuelle.
Comme la concurrence
Est-ce un coup de semonce ? Oui et non. Car les concurrents Lamborghini et Maserati ont également retardé leurs projets électriques. Et dans ce dernier cas - pensez à la MC20 électrique -, les projets ont même été abandonné. Même Porsche envisage de transformer les plates-formes de ses futures voitures électriques aux moteurs à combustion. Ce qui fait beaucoup d'aménagements, mais Porsche estime que c'est possible – et sans doute nécessaire. Et puis, il y a ceux qui y croient dur comme fer : chez Rolls-Royce, l'équivalent de Ferrari dans la sphère du luxe, les ingénieurs mettent les petits plats dans les grands pour la Spectre entièrement électrique.
La difficulté réside dans le fait que la propulsion électrique ne procure pas les sensations attendues des amateurs de voitures de sport. Les batteries rendent les voitures trop lourdes tandis que la sonorité envoûtante typique du moteur thermique est absente. Et ce n'est pas un pseudo bruitage qui pourra le remplacer.
En outre, il apparaît également que de nombreux clients de Ferrari pensent aussi à la valeur résiduelle de leur bolide – après tout, il s'agit souvent d'hommes d'affaires et d'investisseurs –, et on a déjà pu constater que les modèles hybrides rechargeables de la marque rencontraient quelques soucis de batterie, ce qui faisait chuter leur prix sur le marché de la seconde main. Toujours est-il que, officiellement, Ferrari ne commente pas ce retard.
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