Les départs pour les vacances ne font que commencer, mais, déjà, un constat préoccupant émerge : la majorité des automobilistes roulent trop longtemps sans s’arrêter. Selon un sondage mené par l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), 76% des conducteurs interrogés reconnaissent conduire plus de deux heures d’affilée sans pause. Pire encore, un sur cinq prolonge cette période à plus de cinq heures.
Cette tendance va évidemment à l’encontre des recommandations de sécurité routière et elle s’explique facilement. Les automobilistes souhaitent de gagner du temps et estiment qu’ils arriveront plus vite sur le lieu de leurs vacances (et donc en vacances), mais dans le même temps, ils sous-estiment souvent leur état de fatigue. L’idée de ne pas s’arrêter rejoint aussi celle d’échapper aux bouchons puisqu’on a tendance à penser qu’on laisse tout le monde derrière soi. Or, rien n’est plus faux.
Pourtant, toutes les études sur le sujet sont claires (et votre serviteur peut aussi en témoigner, car il est passé par cette phase du « je ne m’arrête pas »). En effet, les longues phases de conduite sans interruption (souvent sur des autoroutes soporifiques) altèrent les réflexes, augmentent le risque de somnolence et réduisent la vigilance. La moitié des personnes interrogées avouent d’ailleurs s’être déjà senties somnolentes au volant, un signal d’alerte trop souvent ignoré – qui ne l’a pas vécu ? C’est notre cas aussi.
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Une pause, simplement
Il faut insister sur l’importance de faire une pause d’au moins 15 minutes toutes les deux heures. Ces arrêts permettent en effet de relâcher la tension physique, de mieux s’oxygéner et de rétablir un niveau d’attention suffisant. Si la fatigue devient trop marquée, il est recommandé de dormir brièvement sur une aire de repos. Une microsieste peut parfois éviter le pire. Elle ne doit durer en général que 10 ou 15 minutes, mais ses effets sont clairement bénéfiques.
Mais cette discipline reste rare : 40% des conducteurs préfèrent grignoter au volant plutôt que s’arrêter. Cette attitude met non seulement leur sécurité en danger, mais aussi celle des autres usagers. Anticiper ses arrêts, adapter son trajet et respecter ses limites sont des réflexes essentiels, surtout dans nos habitacles aux allures de salons et copieusement climatisés et donc coupés de la réalité.
D’autres aspects
Plusieurs organismes alertent aussi sur des paramètres autres que ceux relatifs à la fatigue, mais qui peuvent aussi être déterminants dans les voyages. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il est recommandé de ne pas voyager avec une tenue trop légère. Conduire torse nu (ou avec des petits tops peu couvrants pour les femmes), par exemple, expose à des brûlures graves en cas de collision à cause du contact direct avec la ceinture de sécurité. Autre dérive courante : près d’un conducteur interrogé sur quatre affirme conduire parfois en claquettes. Or, ce type de chaussure instable peut glisser ou se coincer sous les pédales, compromettant le contrôle du véhicule. Leur port n’est pas interdit explicitement, mais si un policier constate le port de claquettes, il est en droit de verbaliser.
Alors oui, pour beaucoup, faire des pauses sur les longs trajets s’apparente à une perte de temps. Mais c’est évidemment une erreur. Et ces conducteurs le savent éperdument bien. Car nous ne sommes pas à toute épreuve et que, sur la route des vacances, nous emmenons aussi l’accumulation d’une année de stress et de problèmes. Alors, en pensant à toute la smala entassée à l’arrière et simplement en pensant à soi, est-ce que la route vers les vacances ne pourrait déjà pas faire partie des vacances en l’appréhendant avec légèreté et décontraction ?
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