La route des vacances est théoriquement synonyme de détente pour de nombreux automobilistes et vacanciers. Mais c’est sans compter sur les escrocs qui investissent de plus en plus les routes européennes. C’est notamment le cas en France avec les nouvelles sections d’autoroutes dites « à flux libre » où les traditionnelles barrières de péage disparaissent au profit de caméras ANPR qui identifient les plaques pour ensuite prélever la redevance. C’est le cas notamment les autoroutes A13, A14, A4 ou A79. Le dispositif est censé faire gagner du temps, car plus fluide. C’est vrai. Mais c’est aussi beaucoup plus risqué. Voici pourquoi.
Les exploitants privés des autoroutes françaises alertent en effet sur le fait que des milliers d’automobilistes, Belges compris, reçoivent depuis plusieurs semaines de faux SMS ou e-mails leur indiquant qu’un montant reste dû (souvent autour de 6,80 euros). Le message, bien conçu, reprend logos et couleurs officielles du service de télépéage Ulys (filiale de Vinci Autoroutes) et contient un lien vers un faux site. L’objectif : pousser l’automobiliste à entrer ses coordonnées bancaires. Et évidemment, une fois le clic effectué, le piège se referme.
Pourquoi les Belges sont vulnérables
Ce genre de fraude repose sur une confusion légitime. Pour les automobilistes français, les services de télépéage sont mieux connus. Mais pour un conducteur belge, souvent de passage, difficile de savoir qui gère quoi : Vinci ? Ulys ? Sanef ? Aliae ? Le flou profite aux arnaqueurs.
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Autre élément qui joue en leur faveur : la somme demandée est faible. Quelques euros seulement. De nombreux automobilistes remontent la même information : ils pensaient qu’un simple oubli de paiement en ligne justifiait la relance reçue. Certains ignorent le message (à raison), mais d’autres pas, car les amendes annoncées en cas de non-paiement (et celui-ci n’est pas des plus simples) peuvent monter jusqu’à 375 euros ! Alors pour 6,80 euros, on cède forcément pour avoir l’esprit tranquille.
Les bons réflexes à adopter
Les sociétés d’autoroutes insistent : elles n’envoient jamais de SMS ou e-mails contenant un lien direct vers un paiement. Les adresses officielles de Vinci ou Ulys se terminent par des noms de domaine très spécifiques (comme @ulys.com, @vinci-autoroutes.com). Dès lors, un message émanant d’un numéro mobile commençant par 06 ou 07, c’est d’office suspect.
En cas de doute, ne cliquez jamais sur le lien. Rendez-vous directement sur le site officiel (ulys.com, par exemple) en tapant vous-même l’adresse dans votre navigateur. Ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires par e-mail ou SMS. Et si vous utilisez ChatGPT ou un autre service d’intelligence artificielle, copiez/collez le lien dans la fenêtre de dialogue et demandez si le message est légitime. C’est assez infaillible. Et si vous avez déjà cliqué, faites opposition à votre carte sans attendre.
Une parade simple et efficace
Pour gagner en tranquillité – et en rapidité –, mieux vaut anticiper. Le meilleur réflexe pour les voyageurs réguliers est de souscrire à un badge de télépéage, même en tant que résident belge. Ces abonnements sont souvent sans engagement, avec un coût modique : environ 2 euros par mois… uniquement les mois où le service est utilisé. Sinon, vous ne payez rien. Et surtout, le prélèvement est automatique, ce qui évite justement de tomber dans le piège des faux rappels qu’on peut alors totalement ignorer.
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