Les voitures de sport électriques ne sont jusqu’ici pas très demandées. Mais pas de quoi décourager Lexus qui tente tout de même sa chance avec une nouvelle LFA. Officiellement, cette deux places n’est aujourd’hui qu’un concept-car, mais il n’y a pas de doutes : cette voiture sera très bientôt disponible à la vente. L’engin fait clairement référence à la LFA d’il y a quelques années. Mais à la grande différence que la propulsion est désormais 100% électrique alors que l’ancienne génération s’en remettait à un V10.
Bien née
Les Japonais ne dévoilent pas encore complètement leur jeu. Aucune information n’est par exemple communiquée sur le nombre de moteurs électriques, le type de batterie ou encore l’autonomie. Ce silence en dit probablement long sur les hésitations qui subsistent sans doute autour des technologies. Il est possible en effet que Toyota conserve encore l’espoir de pouvoir intégrer une batterie à électrolyte solide. À moins que ce soit déjà décidé et que ce soit une batterie à chimie classique.
Ce que l’on sait en revanche, c’est que cette LFA partage son squelette en aluminium avec la GR GT dévoilée simultanément par Toyota. Sur le papier, tous les éléments semblent réunis pour proposer un véhicule véritablement sportif : centre de gravité bas, poids contenu, rigidité de caisse au top. En tous cas si on en croit le constructeur.
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Une première génération incroyable
Il faut se souvenir de la LFA de 2010 et qui était une supercar véritablement réussie. À l’époque, Lexus avait développé avec Yamaha un moteur V10. Cette mécanique devait être un clin d’œil à la campagne de Formule 1 de Toyota... mais au même du lancement, la règlementation avait changé et les F1 étaient passées aux moteurs V8. Toyota s’était du coup retiré de la catégorie reine en sport automobile.
Pour les plus de 500 acheteurs (qui avaient déboursé plus de 300.000 euros), cela n’avait pas été ennuyé outre mesure, car le comportement du dix-cylindres à hauts régimes était l’un des plus caractériels chez les voitures de sport de cette époque.
Par ailleurs, la LFA de 2010 arborait un habitacle à couper le souffle, avec même un bloc compte-tours coulissant et une structure et une carrosserie en CFRP (plastique renforcé de fibre de carbone). Les Japonais avaient opté pour ce matériau pour maîtriser la technique en vue d’une production en série à plus grande échelle pour des modèles plus courants. Mais cela ne s’est jamais concrétisé. La carrosserie était très taillée au couteau et qui avait donné le ton pour le reste de la gamme. La LC qui a suivi faisait également référence à la LFA, même si elle était très différente : c’était une GT posée.
Avec direction by-wire ?
L’héritage qui accompagne ce nom n’est donc pas mince et il sera intéressant de voir quelles innovations la deuxième génération de cette supercar peut aligner. D’après les photos de l’habitacle, un système de direction « by-wire » semblerait faire partie des possibilités. Le concept LFA a en tout cas un volant papillon similaire à celui disponible dans le crossover électrique RZ.
Alimenter les spéculations
Les Japonais ne parlent pour l’heure pas d’une version de production. Et il n’y a encore aucune confirmation que cette LFA sera commercialisée en Europe. Et c’est peut-être l’idée : comme Toyota dispose aussi d’un coupé supersport avec la GR GT, il n’est pas impossible que les deux marques se partagent le marché mondial en fonction de leur force d’implantation. Aux États-Unis, par exemple, Lexus est une marque beaucoup plus forte qu’en Europe, même si le marché des voitures de sport électriques y est aujourd’hui quasi inexistant. Forcément, aucun prix ou date de début de production n'a été communiqué. À suivre donc.
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