Si en Belgique, c’était en 2023 un radar autour d’Anvers – l’une des plus fréquentées du pays en matière de trafic routier – qui était le plus performant en termes de rentrées financières pour les autorités, la Wallonie a aussi ses champions, en tous cas du point de vue des forces de l’ordre chargées de la répression routière. En effet, un appareil en particulier a permis de lever une sacrée somme, car il a permis d’infliger non moins de 122.000 amendes.
Mais où se situe ce dispositif ? Il se trouve en réalité sur une autoroute très fréquentée : la E42. Il s’agit d’un radar tronçon placé entre Namur et Charleroi (actif dans les deux sens) et qui contrôle la vitesse sur près de 6 km.
Comme on le sait, ce type de radar mesure la vitesse moyenne des véhicules entre deux points sur plusieurs kilomètres. Et sur l’E42, deux radars tronçons successifs couvrent près de 20 km, assurant de ce fait un contrôle quasi continu sur cette portion très fréquentée.
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Déploiement massif, partout
Toutefois, le cas de la E42 n’est pas un cas isolé. Partout en Wallonie, les dispositifs de contrôle automatique se multiplient, notamment sur les grands axes : Jemeppe-sur-Sambre, Fleurus, La Bruyère, Mons, Saint-Ghislain, Nivelles ou encore sur la E411 à hauteur de Chaumont-Gistoux et Mont-Saint-Guibert.
Leur usage dépasse le réseau autoroutier et, progressivement, ils prennent leurs quartiers aussi sur les routes régionales et même communales, comme c’est le cas en Flandre (ce qui n'est pas sans susciter la polémique). Objectif : forcer les conducteurs à respecter scrupuleusement la vitesse. Pourtant, les automobilistes savent depuis longtemps que ces appareils tapissent désormais notre réseau, mais les chiffres révèlent donc que ceux-ci continuent à se faire piéger. Il y a évidemment les conducteurs étrangers qui sont moins au courant de leur activité (qui n’est généralement pas signalée par des panneaux), mais il y a aussi les automobilistes belges qui roulent trop vite ou ceux qui calculent mal la marge de tolérance et se retrouvent donc avec une amende.
Longtemps en retard par rapport à la Flandre en matière de contrôle routier automatisé, la Wallonie comble peu à peu son retard. Et les autorités ne comptent pas en rester là. Car il s’agit d’atteindre l’objectif fixé à l’échelle nationale de 320 décès maximum par an d’ici 2030. Et pour cela, l’intensification des contrôles est jugée indispensable.
Vers une surveillance plus étendue
Les automobilistes doivent en outre se préparer à une nouvelle étape. Le gouvernement fédéral met actuellement en place un réseau de caméras ANPR 2.0 (Automatic Number Plate Recognition) capables de lire et croiser les plaques d’immatriculation en temps réel sur l’ensemble du territoire. Ce système en cours de déploiement sera pleinement opérationnel d’ici 2026.
Ce durcissement s’inscrit dans un contexte général où la pression sur les automobiles va croissante : vitesse, mais aussi stationnement, défaut d’assurance ou non-respect des zones basses émissions, les occasions de recevoir une amende vont se multiplier.
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