Aujourd’hui, le collectionneur a muté. Il ne veut plus passer son temps à polir des chromes ou à parler à ses amis des pépites de son garage. Le passionné actuel est un collectionneur-utilisateur. Il veut rouler, voyager et surtout, il veut partager. La berline devient de plus en plus convoitée en collection et, avec elle, le break fait forcément un retour en force. De quoi remplacer votre SUV actuel ? Cela reste à voir, mais avouez que le concept peut être tentant !
Parce que nous avons pour habitude de bien faire les choses, voici cinq engins suffisamment récents pour être utilisés au quotidien, mais distillant des atmosphères et des prestations très différentes… Et vous aurez remarqué : ils ont tous des nationalités différentes !
1. Audi RS2 Avant (1994-1995)
Autant l’avouer tout de go : nous avons beaucoup hésité avec la BMW M5 Touring E34. Mais s’il y a bien une voiture qui a prouvé que les breaks pouvaient montrer les crocs, c’est l’Audi RS2. Produite durant seulement 17 mois, entre mars 1994 et juillet 1995, elle est le fruit d’un mariage passionné entre Audi et Porsche, et le premier modèle à profiter du blason RS ! Son 5-cylindres turbo de 315 chevaux hurle dans un staccato rageur, tandis que les quatre roues motrices vous collent à la route. Redoutable, même si aujourd’hui, on fait bien plus impressionnant…
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Aujourd’hui : ne rêvez plus, la RS2 est devenue un perle très recherchée en collection, d’autant que la bête est très rare : largement moins de 3.000 exemplaires produits ! Les prix ne cessent d’ailleurs de grimper : comptez entre 60.000 € pour un exemplaire « vécu » et près de 100.000 € pour une pièce de musée. En outre, les pièces spécifiques coûtent une fortune !
2. Volvo 850 T-5R (1995-1996)
Volvo, c’était autrefois pour les profs de géo. Et puis est arrivée la 850 T-5R en 1995, avec son engagement improbable en championnat de tourisme britannique (BTCC). Sa couleur Jaune crème est devenue légendaire, tout comme son râle suggestif. Et oui, ici aussi, le moteur compte cinq cylindres ! Certes, il ne développe « que » 237 chevaux (avec l’overboost), mais l’auto ne manque pas de coffre : vous pourrez embarquer toute la cuisine de votre belle-maman ! En 1996, elle se voit rebaptisée en 850 R et gagne une dizaine de chevaux !
Aujourd’hui : un bel exemplaire en jaune se négocie entre 15.000 € et 35.000 €. Fait surprenant, la couleur joue énormément sur la valeur ! La mécanique est robuste (les très gros kilométrages en attestent !), mais attention aux trains roulants, qui peuvent être très fatigués.
3. Citroën CX Break (1976-1991)
La CX, c’est le dernier souffle de Citroën avant l’ère Peugeot. Sa version break, produite de 1976 à 1991, est d’ailleurs un monument qui pourrait connaître un bel avenir en collection ! Avec son empattement allongé de 25 cm, le break offre un espace intérieur absolument délirant. Mais la cerise sur le gâteau, c’est son confort : sa suspension hydropneumatique lui permet de rester stable même lourdement chargée, tout en effaçant bosses et ornières de la route !
Aujourd’hui : elle sort enfin du purgatoire. Un exemplaire sain débute à 8 000 €, mais les versions les plus puissantes (ou les rares exemplaires en parfait état) grimpent jusqu’à 18.000 €. N’achetez pas à l’aveugle : la corrosion peut faire des ravages et l’hydraulique demande des soins de spécialiste.
4. Chevrolet Caprice Estate (4ème génération, 1991-1996)
Vous trouvez la CX sympathique, mais vous regrettez ses 4 cylindres et son manque de panache ? Voici l’archétype du break « full-size » : plus de 5,40 mètres de tôle et un V8 LT1 emprunté à la Corvette sur les modèles 1994-1996 ! Le confort est digne d’un canapé : on flotte littéralement au-dessus de la route. D’accord, ce n’est ni l’engin le plus facile à garer, ni le plus précis sur la route. Mais question ambiance, vous serez dépaysé : plus ‘ricain, tu meurs !
Aujourd’hui : longtemps boudées, les Caprice redeviennent « cool ». Comptez entre 10.000 € et 20.000 € selon l’état et l’équipement. À savoir : certaines pièces d’accastillage peuvent être compliquées à trouver et la consommation est à la hauteur des événements…
5. Honda Accord Aerodeck (1985-1989)
L’Aerodeck est une exception automobile absolument géniale… mais complètement oubliée ! Trois portes, des phares escamotables et un hayon vitré qui se prolonge sur le toit : difficile de faire plus typé années 80 ! D’une fiabilité presque paranormale, elle offre un vrai brio mécanique et un comportement routier tout-à-fait à la page ! Bref, c’est une Honda… Voilà un engin destiné à ceux qui cherchent un engin à la fois original et plaisant, ce qui ne va pas toujours de pair !
Aujourd’hui : c’est probablement la plus difficile à dénicher. Un exemplaire propre, si vous en trouvez un, s’échange entre 5.000 € et 12.000 €. Mécaniquement, c’est increvable, mais la rouille adore ses passages de roues. Les pièces de carrosserie spécifiques sont quasiment introuvables : ne cassez rien !
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