Livrée neuve en mars 1996 à Rome, cette Brooklands n’est pas une Bentley comme les autres. Commandée directement par Giorgio Armani via un concessionnaire italien, elle incarne à elle seule une certaine idée du raffinement discret.
Produite en série limitée à peine plus de 1 300 exemplaires au total, dont une minorité en conduite à gauche la Brooklands était déjà, à l’époque, un modèle exclusif. Mais cet exemplaire précis bénéficie d’un supplément d’âme : celui d’avoir été la voiture personnelle de l’un des créateurs les plus influents de la mode contemporaine.
Un détail renforce encore cette singularité : sa plaque d’immatriculation d’origine, conservée depuis 1996, reprend les initiales du couturier. Un élément rare qui participe pleinement à la valeur symbolique du véhicule.
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Le luxe selon Armani… sur quatre roues
À l’image des créations du styliste italien, cette Bentley joue la carte de l’élégance sans ostentation. Sa carrosserie bleu profond, soulignée par un discret liseré clair, évoque une esthétique sobre mais parfaitement maîtrisée.
À bord, l’ambiance se rapproche davantage d’un salon feutré que d’un habitacle automobile : cuir beige, boiseries en ronce de noyer, moquettes épaisses… Tout respire le savoir-faire artisanal britannique et une certaine vision du luxe intemporel.
Un choix parfaitement en adéquation avec l’univers Armani, connu pour son minimalisme sophistiqué et son rejet du tape-à-l’œil. Pas de démonstration excessive, mais une recherche d’harmonie et de cohérence.
Mécanique à l’ancienne
Sous son long capot, la Brooklands reste fidèle à la tradition Bentley. Elle embarque un imposant V8 6,75 litres turbocompressé développant environ 305 ch. Plus que la performance pure, c’est le couple généreux et la souplesse de fonctionnement qui caractérisent cette mécanique. Avec près de 2,5 tonnes à déplacer, la berline privilégie les accélérations progressives et le confort de croisière à haute vitesse.
Une philosophie typique des grandes routières britanniques des années 1990, bien éloignée des standards actuels mais toujours appréciée des amateurs de voitures de collection.
Histoire courte
Giorgio Armani n’a conservé cette Bentley que quelques mois. Utilisée comme voiture quotidienne durant environ sept mois, elle est ensuite retournée chez le concessionnaire avant de rester en Italie entre les mains d’un second propriétaire.
Aujourd’hui, cette Bentley Brooklands s’apprête à changer de mains lors d’une vente organisée par RM Sotheby's à Monaco. L’événement, prévu fin avril 2026, attire déjà l’attention des collectionneurs et amateurs de voitures d’exception.
Les estimations oscillent entre 45 000 et 90 000 euros, une fourchette relativement large qui reflète la difficulté d’évaluer un tel objet. Car au-delà de ses caractéristiques techniques, c’est bien son histoire qui fait toute la différence.
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