Loin des restaurations assez discrètes qui ont construit la réputation de Singer, la DLS Turbo Sorcerer s’inspire ouvertement des Porsche 934/5 d’endurance des années 1970, célèbres pour leurs formes larges et leur agressivité sur circuit. Le châssis d’une 911 Type 964 (produite entre 1989 et 1994) est ici entièrement recomposé : démonté, renforcé et habillé d’une carrosserie en fibre de carbone façonnée via des analyses aérodynamiques modernes, avec train avant élargi, ailes proéminentes et un gigantesque aileron arrière.
Le travail stylistique ne se limite pas à l’esthétique : chaque élément a été pensé pour optimiser l’appui et la stabilité à haute vitesse, tout en conservant la silhouette reconnaissable d’une 911 classique. La teinte Fantasia Blue du premier exemplaire réalisé, qui s’assombrit vers l’arrière, crée une impression de vitesse même à l’arrêt, tandis que les jantes centre-verrouillées en magnésium rehaussent encore l’allure globale.
Mécanique d’exception
La vraie magie opère sous le capot : Singer a reconstruit un flat-six biturbo de 3,8 litres basé sur le bloc typique du 964, en combinant culasses refroidies par eau et cylindres refroidis par air. Les deux turbocompresseurs à géométrie variable, associés à un ventilateur électrique horizontal, permettent au moteur de délivrer plus de 700 ch et environ 750 Nm de couple tout en poussant le régime au-delà de 9 000 tr/min, une prouesse rare pour un moteur turbo classique.
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Contrairement à la majorité des Porsche Turbo modernes qui privilégient les transmissions automatiques sophistiquées, la Sorcerer conserve une boîte manuelle à six vitesses qui envoie toute la puissances aux seules aux roues arrière. Singer va jusqu’à exposer la tringlerie de la boîte dans l’habitacle, comme le mécanisme d’une montre de prestige.
Concentré de technologie
La transformation de Singer ne s’arrête pas à la mécanique. Pour faire face à une telle puissance, la suspension est totalement repensée : double triangulation à l’avant, bras légers à l’arrière et renforts structurels assurent une assiette et une rigidité qui confèrent une incroyable précision. Les freins carbone-céramique Brembo CCM-R viennent tempérer les ardeurs des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 montés sur les roues forgées.
Si elle a été créée pour s’exprimer pleinement sur circuit, Singer ne prive pas la Sorcerer d’un minimum d’aides électroniques modernes : ABS de dernière génération, contrôle de traction et de stabilité développés avec Bosch, et cinq modes de conduite permettent de moduler la réponse du véhicule selon l’usage, de la balade sur route au pilotage sportif.
Luxe, artisanat et modernité
L’habitacle de la Sorcerer illustre parfaitement l’approche de Singer, qui combine artisanat haut de gamme et technologie discrète. Les sièges sont recouverts de cuir Pebble Grey et d’Alcantara gris perle avec passepoils Champagne, contrastant avec la fibre de carbone satinée des panneaux. Les commandes restent analogiques, mais la voiture dispose aussi de conforts modernes comme navigation, connectivité Apple CarPlay et climatisation.
Un prix à la hauteur de sa fiche technique
Avec un tarif avoisinant les 3 millions de dollars (près de 2,8 M €), la Sorcerer s’adresse évidemment à une clientèle ultra-exclusive. Singer prévoit une production limitée à 99 unités pour la série DLS Turbo, ce qui en fait l’un des restomods les plus rares, les plus chers et les plus désirés du moment. À côté, une 911 GT3 actuelle semble presque être presque donnée !
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