Lancé en 1970, le premier Range Rover est souvent considéré comme le pionnier du SUV de luxe. Ce véhicule classique et iconique est une base idéale pour un restomod, à condition de ne pas en dénaturer l’esprit. La firme britannique Twisted l’a bien compris en conservant les proportions et les lignes emblématiques du modèle d’origine, tout en opérant un subtil mélange d’éléments stylistiques issus des différentes époques du Classic.
Le travail de carrosserie est impressionnant : chaque panneau est recréé en aluminium formé à la main, avec un niveau d’ajustement sans commune mesure avec celui des modèles d’époque. Le look est fidèle, mais une qualité perçue est digne d’une production contemporaine.
V8 américain
Sous le capot, Twisted n’a pas fait dans la demi-mesure. Exit l’antique V8 Rover 3.5, place à un bloc 6,2 litres LT1 d’origine General Motors, directement dérivé de la Corvette.
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La puissance grimpe à environ 500 ch, soit un bond spectaculaire par rapport à l’original. Associé à une boîte automatique à huit rapports, ce moteur transforme littéralement le caractère du Range Rover. Les performances deviennent enfin en phase avec son statut, sans pour autant sacrifier son ADN de grand voyageur.
Pour encaisser ce surplus de cavalerie, tout a été revu : suspension, différentiels, transmission et freinage, avec des étriers six pistons à l’avant. L’objectif n’est pas de créer un SUV sportif, mais un véhicule moderne dans son comportement, fidèle au confort originel.
Luxe artisanal
À bord, l’approche est tout aussi cohérente. Twisted modernise sans dénaturer. L’habitacle reste visuellement proche de celui d’époque, mais il est entièrement retravaillé avec des matériaux haut de gamme : cuir omniprésent, moquettes épaisses et finitions sur mesure.
Les sièges sont repositionnés plus bas pour améliorer la position de conduite, tandis que l’insonorisation progresse nettement. Quelques touches de modernité s’invitent discrètement, comme un système audio amélioré ou un infodivertissement minimaliste, loin de toute surenchère technologique.
Production ultra confidentielle
Comme tout objet d’exception, le TRRC se distingue aussi par sa rareté. Twisted prévoit une production limitée à seulement 12 exemplaires par an, chacun étant assemblé à la main selon les spécifications du client. Chaque exemplaire est testé sur route durant 800 km avant d’être livré à son propriétaire.
Le ticket d’entrée est à la hauteur de cette exclusivité : environ 350 000 livres sterling (plus de 400 000 euros), sans même inclure le véhicule donneur. Et malgré ce tarif élitiste, toute la production 2026 est dores et déjà écoulée. Le TRRC de Twisted démontre que les meilleurs restomods sont des réussites commerciales malgré des prix de vente totalement déraisonnables. Certains collectionneurs à travers le monde ne regardent pas à la dépense quand il s’agit de s’offrir l’objet de leurs rêves.
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