Situé sur l’île de Borneo, le Brunei est un micro état qui a la particularité d’être extrêmement riche grâce à ses réserves de pétrole et de gaz naturel. Ancienne colonie britannique, ce sultanat est gouverné par le sultan Hassanal Bolkiah depuis 1967 qui règne en monarque absolu depuis 1984. À la fois chef de l’état, premier ministre, ministre des finances et chef de l’armée, il est l’un des hommes les plus riches du monde.
La grande passion du sultan, ce sont le belles voitures pour lesquelles il dépense sans compter. Au fil des années, sa collection compterait 5.000 véhicules de toutes les marques les plus prestigieuses. En fait, il en achète tellement que les constructeurs essaient de satisfaire le moindre de ses caprices en espérant enregistrer de grosses commandes.
Pour la famille
Polygame, le sultan a 3 épouses dont il a eu 12 enfants. Sa grande famille même également grand train et profite de sa passion pour les voitures. C’est ce qui explique qu’au début des années 90, Hassanal Bolkiah a rencontré Robert Jankel, un entrepreneur britannique à la tête d’un bureau de design et créateur de la marque Panther.
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Nul ne sait comment Jankel en est venu à lui proposer de réaliser un break sur la base de la Bentley Turbo, la berline britannique de luxe du moment. Toujours est-il que le sultan aimé l’idée est qu’il en a commandé pas moins de 11 exemplaires destinés aux déplacements de la famille royale.
Transmission intégrale
Pour pouvoir se rendre aux sports d’hiver, ce break qui a été baptisé du nom de la station de ski française de Val d’Isère a reçu une particularité étonnante : une transmission intégrale. À l’époque, Bentley ne propose pas ce raffinement mécanique et Jankel adapte un système hydraulique qui entraîne les roues avant également et ce, jusque’à une vitesse de 50 km/h.
Dans la neige, ce dispositif permet en théorie à ce break très lourd (plus de 2.500 kg) de ne pas resté bloqué. Sous son capot, on retrouve un V8 de 6,75 litres de cylindrée. Aidé d’un gros turbo, celui-ci développe une puissance située entre 350 et 400 ch, Bentley ne communiquant pas de chiffres à cette époque.
De l’argent et du goût ?
La ligne du break Val d’Isère est une vraie réussite et on pourrait croire que ce break a réellement existé au sein du catalogue Bentley. Les proportions ont été respectées et le tout respire l’ élégance, autant que la berline.
Il semblerait que la majorité des voitures commandées aient appartenu à l’état du Brunei. Une seule d’entre elles a été la propriété privée du sultan et c’est la voiture qui nous intéresse aujourd’hui. Livrée en 1992, il s’agirait du dernier exemplaire construit pour le compte du sultan, qui aurait également été utilisé par le prince Jefri Bolkiah.
La particularité de cette voiture, c’est le choix très personnel de sa configuration. Si la carrosserie arbore une très inhabituelle teinte bleu électrique qui lui va finalement pas mal, on ne peut pas en dire autant de l’intérieur. En effet, l’habitacle est recouvert de cuir bleu et jaune, à la façon des célèbres « Minions » ! Avec les boiseries qui sont on ne peut plus contrastantes , il faut avoir le coeur bien accroché !
Aux enchères
Cette voiture a été proposée aux enchères le 20 septembre dernier par Historics Auctioneers en Grande-Bretagne. N’affichant que 13.654 miles, cette voiture est une rareté qui fait tourner la tête des amateurs de voitures d’exception. Ayant récemment fait l’objet d’un gros entretien, elle est prête à prendre la route.
Estimée entre 105.000 et 135.000 livres (120.790-155.301 €), le break Val d’Isère a finalement été adjugé au prix de 153.296 livres, soit 175.845 euros. Un somme finalement correcte pour un véhicule aussi originale et de provenance royale.
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