Derrière ce coup marketing se cache une offensive bien réelle. Denza prépare son arrivée en Europe en 2026 avec des ambitions claires : s’imposer sur le segment premium électrique, jusque-là dominé par les constructeurs allemands et italiens. Et pour y parvenir, le constructeur chinois n’a pas lésiné sur les moyens.
Le choix de Daniel Craig comme image de marque n’a rien d’anodin. Figure mondialement reconnue, associée à l’élégance, à la performance et au luxe automobile, l’acteur britannique devient le visage d’une marque encore inconnue du grand public européen. Un raccourci assumé vers la crédibilité.
Selon BYD, maison-mère de Denza, Craig participera à de vastes campagnes publicitaires internationales, couvrant l’Europe mais aussi l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Afrique. L’objectif est d’installer immédiatement Denza comme une alternative sérieuse aux références établies du premium.
Dans ce rôle, l’ancien 007 incarne des valeurs que la marque revendique que sont la puissance, et le raffinement. Une manière de donner une dimension émotionnelle à une offre technologique encore perçue comme froide par certains clients européens.
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Offensive calibrée pour l’Europe
Ce repositionnement s’accompagne d’une stratégie produit ambitieuse. Premier modèle à fouler le sol européen : la Denza Z9 GT, présentée officiellement à Paris le 8 avril 2026.
Ce break de chasse électrique, fort de près de 1 000 ch dans ses versions les plus puissantes, entend rivaliser avec les références du segment, de Porsche à Mercedes.
Mais Denza ne compte pas s’arrêter là. Dans son sillage arrive déjà la Denza Z, un coupé sportif électrique annoncé comme une rivale directe de la Porsche 911. Avec près de 1 000 chevaux, une architecture tri-moteur et des technologies de pointe, cette sportive illustre clairement les ambitions du constructeur : ne plus être perçu comme un outsider, mais comme un acteur crédible du très haut de gamme.
Une bataille d’image avant tout
Au-delà des chiffres et des performances, c’est bien une guerre d’image que mène Denza. En Europe, les marques chinoises souffrent encore d’un déficit de notoriété et parfois de crédibilité. Le recours à une figure comme Daniel Craig vise précisément à combler ce fossé.
L’opération est habile : associer une icône britannique, symbole du raffinement occidental, à une marque chinoise tournée vers l’innovation. Mais le pari reste risqué. Car si l’image peut attirer, elle ne suffit pas à convaincre durablement. Comme le soulignent certains observateurs, les clients européens restent attachés à une longue tradition automobile et à des marques historiques solidement installées.
Le début d’une nouvelle ère ?
Avec cette collaboration, BYD envoie un message clair : la conquête de l’Europe ne se fera pas uniquement par les prix ou la technologie, mais aussi par le prestige et l’émotion.
Voir l’acteur qui incarnait jusqu’il y a peu James Bond promouvoir une GT électrique chinoise aurait semblé improbable il y a encore quelques années. Aujourd’hui, c’est peut-être le signe le plus évident que l’ordre établi est en train de changer !
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