Industrie - Page 15
L’accord conclu entre Bruxelles et Washington réduit les droits de douane sur les voitures européennes exportées vers les États-Unis de 27,5 à 15%. C’est sans doute mieux que rien, mais pas de quoi apaiser les inquiétudes de l’industrie automobile, notamment en Allemagne où l’impact pourrait se chiffrer en milliards d’euros et en milliers d’emplois.
Face à une chute de revenus inédite et une concurrence chinoise exacerbée, Tesla promet un nouveau modèle abordable que tout le monde surnommait jusqu’ici Model 2 ou Model Q. Le constructeur semble avoir enfin compris ce que le marché comme les investisseurs attendaient. Sauf qu’il y a un « mais », car ce modèle abordable n’est pas exactement ce qu’on attendait.
Mercedes, BMW et une grande partie de l’industrie automobile allemande semblent aujourd’hui assez confiants dans le fait que l’Europe fera marche arrière et qu’elle annulera l’interdiction de vente de nouvelles voitures thermiques au 1er janvier 2035 ? Pourquoi cette assurance ? Tout simplement parce que l’industrie n’y survivrait pas.
On le sait : la Chine subventionne largement ses propres constructeurs de voitures électriques. Ce soutien se monterait à 215 milliards d’euros depuis 2009. Mais un audit révèle que plusieurs constructeurs chinois, dont les géants BYD et Chery, auraient profité du système et détourné des centaines de millions de yuans pour des véhicules non éligibles. L’édifice est-il en train de se fissurer ?
Il y a comme un air de déjà vu (ou entendu) : Elon Musk vient de promettre une « démo épique » pour Tesla d’ici fin 2025. À quoi s’attendre ? Au retour inespéré du Roadster ou à l’arrivée du modèle bon marché qui permettrait à Tesla de conquérir les masses ? Mystère. Cela dit, le momentum de cette communication n’est pas fortuit : Tesla s’apprête à dévoiler de résultats financiers catastrophiques, ce qui rend sans doute plus nécessaires les effets d’annonce.
La nouvelle menace de droits de douane américains à 30% sur les importations européennes à partir du 1er août inquiète particulièrement le secteur automobile. Car avec Trump, on ne sait jamais. Mais il y a un aspect qui évoluera peut-être : la manière de produire. Et si la méthode Trump – sans que l’intéressé en ait conscience – redessinait finalement les chaînes de production mondiales ?
Observer des gens travailler alors qu’on est en vacances ? Cela peut sembler déplacé, mais le fonctionnement d’une usine automobile est en réalité un spectacle tout à fait fascinant. Plusieurs constructeurs se font d’ailleurs un plaisir d’organiser des visites de leurs installations. Alors pourquoi pas ?
Alors que la production du petit EX30 électrique vient de débuter dans l’usine belge de Gand, Volvo Cars traverse une zone de turbulences. À tel point que le constructeur suédo-chinois est entré en mode survie et qu’il pourrait dans ce contexte revoir sa copie, y compris dans ses outils industriels. Faut-il craindre un scénario à la Audi Brussels ?
Le marché belge des voitures d’occasion continue de progresser, un dynamisme qui est surtout dû à un phénomène étonnant : la part des véhicules très anciens augmente de manière exponentielle. « Cette situation est néfaste pour la transition verte et la réduction des émissions », souligne la fédération Traxio.
Dans la transition énergétique et numérique, les terres rares sont capitales pour nos appareils et notamment pour les voitures électriques. Actuellement, c’est la Chine qui détient un monopole sur ces matières premières. Mais ça pourrait changer. En effet, le MR vient de relancer l’idée d’une exploitation minière en Belgique pour extraire justement ces terres rares en vue d’une autonomie stratégique. Mais est-ce vraiment réaliste ?
Le Salon automobile de Bruxelles revient au calendrier 2026. Et il sera plus large puisqu’il rassemblera aussi les marques de motos. Mais qu’est-ce qui peut encore faire le succès d’un tel événement aujourd’hui, alors que la plupart des grands rendez-vous internationaux périclitent ? Réponse avec le patron du BMS, Frank Van Gool.