Tous les automobilistes qui roulent en voiture électrique se sont déjà posé la question : est-ce que le véhicule s’immobilise immédiatement lorsque la batterie est vide – donc à 0% – ou, au contraire, peut-on encore encore parcourir quelques kilomètres pour atteindre à la hâte une borne de recharge ?
C’est aussi la question que se sont posée les chercheurs de l’association automobile allemande, l’ADAC. Pour en avoir le cœur net, ceux-ci ont emmené 6 voitures électriques d’essai sur une piste fermée pour vider en bonne et due forme leur batterie et constater ensuite ce qu’il se passait. Les modèles examinés pour cette expérience étaient une Volkswagen ID.3, une Tesla Model Y, une Kia EV6, une Volvo EX40, une BYD Seal et une Nio EL6.
Puissance réduite
La première constatation à épingler est la suivante : aucune des six voitures essayées ne s’est arrêtée immédiatement lorsque le témoin de la batterie a affiché « 0% ». Toutes ont pu encore parcourir entre 15 et même 20 km grâce à une réserve, mais lors de ce parcours, la gestion a alors réduit la puissance.
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Le graphique montre comment chacune des six voitures a réagi à l’approche de la réserve d’autonomie. La ligne jaune indique notamment la première phase d’avertissement communiquée au conducteur : la Kia a alerté l’automobiliste lorsque 79% de l’énergie de la batterie est consommée (alors qu’il restait encore 70 km d’autonomie) tandis que la Volvo a attendu que 93% du pack soient utilisés. Dans tous les cas, il s’agit d’un avertissement visuel, généralement un message écrit qui est parfois accompagné d’un témoin lumineux.
Ce n’est que plus tard, une situation représentée par la ligne orange, que d’autres signaux d’alerte sont apparus. À partir de ce moment, la puissance est alors progressivement réduite et de plus en plus lorsqu’on arrive dans les zones rouges. Dans cet extrême, c’est Volvo qui se montre la plus généreuse : dans sa phase ultime de fonctionnement d’urgence, l’EX40 réussit encore à extraire 9 km de sa batterie.
Réservé aux cas d’urgence
L’ADAC avertit toutefois que cette réserve ne doit être utilisée qu’en cas d’urgence. Il n’est en tout cas pas conseillé de vider une batterie jusqu’au « fond ». Pour préserver sa durée de vie, il est préférable de ne pas descendre en dessous de 20% avant de recharger, sauf nécessité particulière, bien entendu.
L’association, qui réalise régulièrement ce type d’études, précise en outre que le test a eu lieu sur son circuit d’essai, sur l’ancien aérodrome de Penzing (Bavière) dans des conditions idéales : températures estivales, routes planes, absence de trafic et véhicules quasiment neufs. Dans des conditions plus difficiles, comme en hiver ou avec une voiture ayant déjà plusieurs années, le nombre de kilomètres disponibles en réserve peut être plus faible.
L’autonomie de plus en plus généreuse
L’ADAC précise toutefois que le stress et la charge mentale des automobilistes liée à l’idée d’une autonomie trop limitée tendent progressivement à s’estomper. Lors de sa grande enquête annuelle sur les voitures électriques, l’organisme a constaté pour la première fois en 2024 que l’autonomie réelle moyenne des voitures électriques dépassait les 400 km. C’est trois fois plus qu’il y a dix ans.
En même temps, les infrastructures de recharge se sont aussi développées, non seulement en Belgique (moins en Wallonie), mais aussi à travers l’Europe. Le principal défi des gestionnaires de bornes placées sur la voie publique est désormais d’uniformiser les moyens de paiement et de rendre effectif le règlement par carte bancaire. Rappelons que cela est d’ailleurs obligatoire pour les nouvelles bornes installées depuis 2024, mais que cette fonctionnalité ne sera implémentée pour les bornes déjà existantes qu’à partir de 2027.
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