Les voitures électriques continuent de progresser sur nos marchés. Certes, sa progression est moins rapide que prévu, mais malgré tout, elle tend à s’imposer, notamment dans les flottes. Les voitures électriques représentent d’ailleurs – et pour la première fois – plus de 25% du parc automobile (voitures particulières) roulant des entreprises belges, selon une étude d’Acerta Consult. Elles représentent désormais 27,87% des véhicules de société, contre 25,24% à essence, 23,44% au Diesel et 23,22% pour les hybrides.
Sur le marché de la voiture électrique, l’autonomie semble devenue l’argument de vente numéro un. Sur les brochures comme sur les sites web, les kilomètres s’enchaînent à coups de 400, 500 voire 600 km par charge. Mais qu’en est-il vraiment dans la vie de tous les jours ? On sait qu’il n’en est rien puisque l’autonomie réelle est très en deçà de celle annoncée, comme le montre une nouvelle étude menée par l’Organización de Consumidores y Usuarios (OCU), une association espagnole de consommateurs. Rien de neuf dans ce document, sauf une astuce assez intelligente pour estimer avec précision l’autonomie réelle d’une voiture électrique.
L’OCU a ainsi analysé 31 modèles de différentes marques pour comparer les autonomies annoncées à celles réellement constatées. Verdict : les chiffres officiels sont gonflés de 9% à 22%. La cause est connue. Le cycle WLTP (Worldwide harmonised Light-duty vehicles Test Procedure) utilisé pour certifier la consommation des véhicules repose sur des conditions de laboratoire idéales : température ambiante de 23 °C, absence de chauffage ou de climatisation, pas de pertes lors de la recharge, ni de relief ni de vent de face. Bref, rien à voir avec un trajet domicile-travail en hiver.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Une formule simple
Cela dit, plutôt que de se laisser séduire par des données marketing peu représentatives, l’OCU propose une astuce facile à appliquer pour calculer une autonomie nettement plus proche de la réalité. Il suffit de prendre la capacité utile de la batterie – mais pas la capacité brute qui est plus souvent mise en avant – puis de la diviser par la consommation moyenne WLTP et enfin de multiplier le résultat par 100 pour obtenir une estimation en kilomètres.
Prenons un exemple : un véhicule possède une batterie utile de 60 kWh et une consommation moyenne déclarée de 15 kWh/100 km. L’opération donne (60/15) x 100 = 400 km d’autonomie réelle. Pour pareil véhicule, le constructeur aurait annoncé, lui, 470 km d’autonomie. On est donc déjà plus proche de la réalité. Mais on sait d’expérience qu’il faudrait encore tenir compte des variables comme le climat, la vitesse ou l’usage de la climatisation. Ce qui amène à soustraire encore quelques dizaines de kilomètres. Dans ce cas précis, on tournera sans doute autour des 300 ou 350 km d’autonomie selon que l’on roule sur autoroute constamment ou sur des routes mixtes.
Cette méthode a l’avantage de s’appliquer à tous les modèles du marché et de donner un repère plus réaliste, sans équipement sophistiqué ni de test sur route.
Une stratégie commerciale légale ?
La pratique de surévaluer l’autonomie n’est pas illégale : elle suit les normes du WLTP. Mais pour les automobilistes, le résultat ressembler à une forme de désillusion, surtout lorsqu’il faut recharger plus tôt que prévu. L’OCU n’hésite d’ailleurs pas à parler de « tromperie envers les consommateurs », bien que toutes les marques soient logées à la même enseigne.
Pour les amateurs d’électrique avertis, connaître l’autonomie réelle est essentiel pour planifier ses trajets, estimer la fréquence des recharges ou choisir le modèle le plus adapté à son usage. Voilà donc une astuce simple pour éviter les déconvenues et les déceptions.
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be