Pour l’instant, le marché des véhicules électriques explose mais son prix est encore un frein pour beaucoup de particuliers qui n’osent pas encore franchir le pas. Heureusement, quelques modèles sont disponibles sous la barre des 25.000 €. Au bas de l’échelle, il y a la Dacia Spring et la Leapmotor T03. Un peu plus chères, les Citroën ë-C3 et Fiat Panda electric offrent une présentation plus flatteuse et un peu plus d’espace intérieur. C’est à ces deux sœurs qui partagent la même base technique que s’attaque la dernière-née du prodige chinois BYD, la Dolphin Surf. Cette citadine de 3,99 m, également appelée « Seagull » en-dehors du Vieux Continent, joue la carte d’un design détonnant, avec un regard particulièrement agressif et une ligne tranchée. Le pavillon qui sembler flotter est terminé par un spoiler assez large qui donne à la voiture un air plutôt sportif. Si le look de la Dolphin Surf peut ne pas plaire à tout le monde, elle a au moins le mérite de ne pas passer inaperçue, surtout dans sa teinte Lime Green pétillante.
Alors qu’on aurait pu croire que la Dolphin Surf allait offrir un espace étriqué dans son habitacle, il n’en est rien. Quatre adultes y ont parfaitement leurs aises grâce à son empattement généreux de 2,50 m. Le plus étonnant est que la BYD dispose également d’un coffre d’une capacité de 306 litres, un détail rare sur une citadine. Par contre, elle ne bénéficie pas d’un frunk mais il serait malvenu de se plaindre quand on voit son habitabilité. Il faut également noter que la Dolphin Surf est équipée de trois points d’ancrages ISOFIX, ce qui est intéressant pour les jeunes parents. Une autre bonne surprise est la qualité globale des matériaux qui est très satisfaisante, surtout lorsqu’on compare avec la concurrence.
Equipement royal
L’équipement de série proposé par BYD est également étonnant : la Dolphin Surf est pourvue de série de systèmes de sécurité tels que l’aide au maintien de la trajectoire, la gestion automatique des feux de route ou encore le cruise-control intelligent. Sur un modèle de ce segment et de ce prix, c’est rare !
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Ce n’est pas tout car la chinoise est équipée de série de l’accès et du démarrage au moyen d’un smartphone, d’un système d’infodivertissement avec écran rotatif (une spécialité de BYD) de 10,1 pouces, la caméra de recul combiné aux capteurs de stationnement arrière, les jantes en aluminium de 15 ou de 16 pouces, la fonction V2L qui permet d’alimenter des appareils électriques avec la batterie ou encore de l’air conditionné automatique. Alors que cette dotation de base a de quoi forcer l’admiration, elle s’enrichit encore des sièges chauffants, de la recharge des smartphones par induction ou de la caméra 360°.
Deux versions
Basée sur la e-plateforme 3.0 de BYD, la Dolphin Surf est équipée comme ses sœurs de gamme d’une batterie LFP en forme de lames d’une capacité de 30 kWh sur la version d’entrée de gamme Active et de 43,2 kWh sur les déclinaisons Boost et Comfort. La compacité de la mécanique a été travaillée avec le système « 8 en 1 » qui rassemble entre autres le moteur, le chargeur, le contrôleur de gestion de batterie ou encore le réducteur.
La Dolphin Surf est disponible en deux niveau de puissance : 88 ch et 175 Nm de couple (Active et Boost) ou 156 ch et 210 Nm (Comfort). L’autonomie annoncée est de respectivement 220 et jusqu’à 322 km WLTP pour la seconde dans sa version Boost. En ville, ces chiffres grimpent à 300 km et à plus de 500 km selon le protocole WLTP City.
Système trop intrusifs
A l’usage la version Confort se montre tout à fait suffisante pour sortir de la ville avec des accélérations vives et un confort général très satisfaisant avec des suspensions fermes, mais pas trop. L’insonorisation est soignée pour une voiture de ce prix mais les systèmes de sécurité se montrent malheureusement trop intrusifs, à commencer par celui qui surveille l’attention du conducteur qui se déclenche dès que vos yeux ne sont plus rivés vers la route. Heureusement, celui-est déconnectable mais il faut naviguer dans les menus de l’écran pour y arriver, et la manœuvre doit être répétée chaque fois que l’on remet le véhicule en route.
Dans cette version, la charge en courant continu se fait à une puissance maximale de 85 kW, contre 65 kW pour la petite batterie. Le passage de 10 à 80% de charge se fait en 30 minutes, de quoi rouler pas mal en ville d’autant que la consommation durant notre essai a tourné autour de 12 kW/100 km, un résultat qui laisse augurer d’une autonomie très correcte en usage citadin. Pour les recharges à la maison, la Dolphin Surf dispose d’un chargeur embarqué de 11 kW.
Conclusion
Alors qu’on ne l’attendait pas forcément, la Dolphin Surf nous a surpris par ses prestations et son agrément. Disponible à partir de 21.290 € avec la petite batterie et à 23.290 avec l’accumulateur plus conséquent, elle n’est pas la moins chère du marché. Cependant son équipement très généreux, sa finition plus haut de gamme et son comportement en font une proposition très séduisante. Une fois de plus, BYD a fait fort.
- Equipement de série
- Confort général
- Consommation contenue
- Espace intérieur généreux
- Aides à la conduite intrusive
- Trop de commandes numériques
BYD Dolphin Surf Confort : spécifications
Moteur : 1 moteur électrique, 156 ch et 220 Nm, batterie LFP
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : réduction unique
L/l/h (mm) : 3.990/1.720/1.590
Poids à vide (kg) : 1.390
Volume du coffre (l) : 306 à 1.037
Batterie (kWh) : 43,2
0 à 100 km/h (sec) : 9,1
Vitesse maximale (km/h) : 150 km/h
Autonomie (WLTP, km) : 310
Consommation (WLTP, kWh/100 km) : 16
CO2 : 0 g/km
Prix : 24.990 euros
Taxe de mise en circulation : Flandre : 0 euro, Wallonie et Bruxelles : 61,50 euros
Taxe de circulation : Flandre : 0 euro, Wallonie et Bruxelles : 100,98 euros
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