Alors qu’elle arbore fièrement un look résolument design et profondément italien, la Fiat Grande Panda n’a en réalité pas grand chose de transalpin. Elle est basée sur le plateforme de la Citroën C3 et elle est fabriquée en Serbie. Comme ses petites soeurs au sein du groupe Stellantis (Alfa Romeo Junior ou Fiat 600), elle a d’abord été présenté en version électrique dont le prix de base (24.890 €) a découragé plus d’un.
Par la suite, Fiat a lancé une version hybride de la Panda, celle qui nous intéresse aujourd’hui et enfin un modèle d’entrée de la gamme avec un moteur essence 1.2 litre turbo de 100 ch. Alors que la voie du succès aurait dû s’ouvrir pour la marque italienne, des soucis de production dans l’usine de Kragujevac ont fait que les délais de livraisons se sont considérablement allongés, alors que les ventes sont bien en deçà des prévisions. Le plus étonnant est que l’ancienne Panda, rebaptisée « Pandina », a vu sa carrière prolongée de quelques années encore, et ses chiffres de vente sont bien meilleurs que ceux de la Grande Panda !
Réussite esthétique
Quoiqu’il en soit, le designer français François Lemoine, en charge de la Grande Panda, a réalisé une voiture avec une forte personnalité qui a le mérite de ne pas rouler dans le peloton. Haute et étroite, la citadine longue de 3,99 m réussit à être plus attirante que sa soeur C3, grâce à de nombreux détails attachants. Parmi ceux-ci, on peut citer les optiques en formes de pixels, l’inscription « Panda » embossé dans les portières ou « Fiat » dans le hayon.
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`Ses protections en plastique noir des passages de roues lui donnent des airs de SUV, tout comme les barres de toit fixes qui équipent notre véhicule d’essai. L’aspect lissé de la face avant la rend très moderne, et ce sont peut-être les petites ouïes d’aération qui font la seule différence par rapport à la Grande Panda électrique.
Habitacle agréable mais…
Heureusement, les stylistes de Fiat ne se ont pas arrêté en si bon chemin et ont laissé parler leur créativité dans l’habitacle également. Le premier détail qui attire le regard est le volant presque carré, la planche de bord avec des éléments fluorescents et transparents, ainsi que la boîte à gant recouverte de bambou. Les sièges sont accueillants et confortables, l’ergonomie est très correcte mais la mauvaise qualité des plastiques saute aussi très vite aux yeux.
Les panneaux de portières sont durs et très vulnérables aux griffes, les assemblages sont très moyens et la partie la plus vulnérable est le recouvrement de la console centrale en plastique noir brillant (finition piano), qui est déjà complètement rayé dans notre véhicule de presse qui affiche seulement 800 km au compteur. Malheureusement, on sent une nouvelle fois comme dans d’autres modèles du groupe Stellantis que le groupe automobile fait des économies sur les matériaux employés dans ses voitures, au détriment de la qualité.
À bord, l’espace aux genoux à l’arrière et la garde au toit est très généreuse. Avec une capacité de 350 litres, le coffre est correct. Dans cet environnement accueillant, il est tout à fait possible d’imaginer de longs déplacements à quatre. Cerise sur le gâteau, les portières s’ouvrent grand et sont larges, ce qui facilite l’accès à bord.
Mécanique bien connue
Pour entraîner cette Grande Panda Hybrid, Fiat utilise le moteur 1.2 turbo à 3 cylindres, le fameux Puretech qui a provoqué des cauchemars à de nombreux clients du groupe Stellantis en raison de ses nombreux problèmes techniques, dans sa version aidée d’une hybridation 48 V. Un groupe propulseur électrique de 28 ch vient en aide au moteur thermique. Il est associé à une petite batterie d’une capacité de 0,9 kWh qui permet à la voiture de parcourir à peine 1 km en mode électrique et ce, à vitesse très réduite.
Le but de cette micro-hybridation est de faire baisser la consommation en épaulant le thermique lors des faces d’accélération et de relance, tout en faisant baisser les chiffres de CO2 qui sont si importants aux yeux des décideurs de l’union européenne. Développant en tout 136 ch, la mécanique est associée à une boîte de vitesses automatique à eDCT6 à double embrayage.
Comportement
Lorsqu’on a déjà essayé une Citroën C3, rouler en Grande Panda n’offre pas de surprise. On retrouve l’amortissement mou de la première, mais avec des mouvements de caisse maitrisés. Nous avons par contre trouvé que les petites irrégularités de la route étaient sèchement répercutées dans l’habitacle malgré la souplesse des suspensions.
La boîte de vitesses se montre toujours aussi lente dans ses réactions, surtout lors des relances, pour des dépassements par exemple. Il faut s’habituer à temps de latence avant qu’elle rétrograde pour permettre à la voiture d’accélérer. En conduite coulée, son fonctionnement est très discret et on ne sent presque pas les rapports passer.
Durant notre essai, nous avons roulé sur tous les types de routes et nous avons enregistré une consommation moyenne de 5,7 l/100 km, un résultat qui est correct sans plus, surtout lorsqu’on sait que l’on est à bord d’une voiture avec une micro-hybridation.
Conclusion
Malgré sa finition très légère, la Grande Panda nous a donné laissé une impression positive, grâce à son design sympa et à son habitacle dans lequel on se sent bien, et de bonne humeur. Affichée à partir de 18.990 € dans sa finition Pop, l’italienne a de pas mal d’arguments à faire valoir par rapport à la concurrence, à condition bien sûr que sa production suive sa cadence et lui permette de lancer enfin sa carrière.
La Fiat Grande Panda Hybrid en chifres :
Moteur : essence, 3 cylindres, 1.199 cm3 ; moteur électrique avant.
Puissance totale combinée : 136 ch et 230 Nm, batterie lithium-ion
Transmission : roues avant
Boîte de vitesses : automatique à double embrayage 6 rapports
L/l/H (mm) : 3.999/ 1.763 / 1.586
Poids à vide (kg) : 1.277
Volume du compartiment à bagages (l) : 350
De 0 à 100 km/h (sec) : 11,2
Vitesse maximale (km/h) : 160 km/h
Consommation mixte WLTP (l/100 km) : 5,1
CO2 : 117 g/km
Prix : 18 990 euros
Taxe de mise en circulation : Flandre : 229,11 euros ; Wallonie et Bruxelles : 323,27 euros
Taxe de circulation : Flandre : 59,05 euros ; Wallonie et Bruxelles : 123 euros
Écomalus Wallonie : 0 euros
- Look Sympa (intérieur/extérieur)
- Habitabilité correcte
- Prix
- Qualités plastiques intérieur
- Boîte lente
- Délais de livraison trop longs
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