Avec une longueur de 4,275 m, une largeur de 1,80 m et une hauteur d’environ 1,64 m, le Suzuki eVitara est légèrement plus grand que le Vitara thermique qu’il ne remplace pas. C’est surtout au niveau de l’empattement (2,70 m contre 2,50 m) qu’il fait la différence. Sa silhouette plus trapue et des porte-à-faux réduits, plateforme électrique oblige, le rendent visuellement assez équilibré.
L’avant adopte des blocs optiques modernes avec signature lumineuse, et la garde au sol surélevée ainsi que les jantes 18 ou 19 pouces lui donnent un petit air d’aventurier rappelant que Suzuki a connu le succès en Europe en grande partie grâce à ses petits tout-terrains.
Plastiques durs
À l’intérieur, l’eVitara est un mélange de modernité et de tradition. On y trouve une planche de bord avec une console centrale flottante, un volant à méplat inférieur, une instrumentation numérique de 10,25″ et un écran tactile central de 10,1″. Par contre, de nombreuses commandes sont encore physiques les plastiques sont très durs, comme dans les voitures d’il y a plus de 10 ans. La version de base propose un intérieur sobre, mais la finition haut de gamme (GLX) ajoute des touches plus raffinées : sellerie semi-cuir, jantes 19 pouces, toit panoramique fixe, caméra 360°, chargeur sans fil… Ce n’est pas du premium haut de gamme, mais c’est un vrai pas en avant pour Suzuki.
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Côté espace, l’empattement généreux porte ses fruits : les sièges arrière peuvent accueillir des adultes, et la banquette est coulissante sur 16 cm, une bonne idée pour ajuster l’espace selon les besoins. Le coffre est par contre très (trop) modeste : de 244 l (banquette reculée) à 310 l (banquette avancée), le volume peut atteindre 562 l avec les dossiers arrière rabattus.
Les éléments en finition noire brillante (« piano ») sont vulnérables aux griffes, tout comme les plastiques du tableau de bord ainsi ceux des panneaux de portières. Cependant, le plus embêtant à notre sens est l’extrême fermeté des sièges sur lesquels nous étions littéralement posés. Certes notre véhicule d’essai était neuf, ce qui explique certainement en partie ce manque de confort, mais nous ne rappelons pas avoir eu l’occasion de nous asseoir sur des assises aussi dures depuis longtemps ! Au rang de critiques, nous avons également été déçu par le système multimédia très lent et dont l’ergonomie peut se montrer déroutante.
Pas de miracles
L’eVitara repose sur la plate-forme dédiée électrique Heartect-e, avec deux batteries possibles (49 kWh ou 61 kWh), et trois configurations moteur au catalogue : 144 ch, 174 ch en 2 roues motrices, ou 184 ch pour la version AllGrip-e qui dispose de deux moteurs (un sur chaque essieu).
Côté autonomie, les chiffres annoncés par Suzuki ne sont pas exceptionnels avec 344 llm WLTP pour la version de base, 426 km pour la Long Range et 395 km pour le eVitara 4 roues motrices. La recharge rapide en courant continu) plafonne autour de 90 kW, ce qui permet de passer de 10 à 80 % en environ 45 minutes selon le constructeur, un exercice où le SUV japonais fait pâle figure face à la concurrence.
Trop de fermeté
Sur la route, l’eVitara fait preuve d’une belle vivacité et se montre agréable. Cependant, les ingénieurs de Suzuki ont choisi des suspensions fermes qui sont destinées à gommer en partie son poids conséquent de 1.700 à 1.900 kg environ. Lorsque l’asphalte est un billard, ce choix ne pose pas de problème mais lorsque la route est dégradée, la colonne vertébrale en prend un coup, surtout avec les sièges durs comme du bois. Il faut dire aussi que notre véhicule était équipé des grandes jantes de 19 pouces qui ne jouent pas en sa faveur.
Nous avons pu essayer l’eVitara sur des routes de campagnes avec une consommation moyenne tournant autour des 18 à 19 kWh/100 km de moyenne, sans vraiment prêter attention. En usage essentiellement urbain et périurbain, la réalité doit se situer près des chiffres WLTP communiqués par Suzuki. Par contre, sur autoroute, la moyenne doit vite s’envoler, faisant que le rayon d’action doit se réduire comme peau de chagrin. L’eVitara n’est donc pas le véhicule idéal pour faire de longues distances en une journée.
Prix corrects
En Belgique, l’eVitara démarre à 33 990 € (version GL avec batterie 49 kWh). Pour 2 000 € de plus, on passe à la batterie 61 kWh, qui semble être un meilleur choix à long terme. La version 4×4 débute autour de 38 990 €, tandis que la finition GLX (hauts équipements) impose la batterie 61 kWh et coûte environ 5 000 € de plus.
À ce niveau de prix, l’eVitara est un véhicule électrique accessible, utile au quotidien, avec une polyvalence correcte, mais sans plus. Un argument de poids de Suzuki est de proposer une garantie de 10 ans et 200.000 km sur la batterie . La fiabilité des véhicules de la marque nippone à toujours été un points principaux de sa carte de visite.
Conclusion
Le Suzuki eVitara est un véhicule très correct avec un équipement de base honnête et un prix qui l’est tout autant puisqu’une promotion fait qu’il débute actuellement juste sous la barre des 30.000 €. Cependant, il ne faut pas s’attendre à des performances exceptionnelles : il roule bien mais sans plus, son autonomie est moyenne et sa vitesse de recharge n’est pas extraordinaire. Si vous cherchez un premier véhicule électrique abordable avec un habitacle spacieux, un look agréable et qui ne sera pas un gouffre financier à l’entretien, ce véhicule peut vous intéresser. Pour les gadgets électroniques ou une fiche technique impressionnante, il faudra par contre voir ailleurs.
Suzuki eVitara Long Range (2025) : spécifications
Moteur : un moteur électrique à l’avant de 174 ch et 189 Nm
Batterie : 61 kWh
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : réduction unique
L/l/H (mm) : 4.275 / 1.800 / 1.635
Poids à vide (kg) : 1.760 à 1.799
Volume du compartiment à bagages (l) : 244 – 562
De 0 à 100 km/h (sec) : 8,7
Vitesse maximale (km/h) : 150 km/h
Consommation mixte WLTP (kWh/100 km) : 15,1
CO2 : 0 g/km
Prix : 31.4900 euros
Taxe de mise en circulation : Flandre : 61,50 euros ; Wallonie : 328,42 euros ; Bruxelles : 75,79 euros
Taxe de circulation : Flandre : 69,72 – 87,24 euros ; Wallonie et Bruxelles : 102,96 euros
Écomalus Wallonie : –
- Prix attractif
- Espace intérieur
- Version 2 ou 4 roues motrices
- Batterie garantie 10 ans
- Autonomie limitée
- Vitesse de charge
- Sièges très durs
- Qualité de certains plastiques
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