Pourquoi tout le monde ne pourra plus rouler en voiture thermique après 2035 ?

L’Union européenne a renoncé à interdire la commercialisation de voitures neuves thermiques après le 1er janvier 2035. Mais l’assouplissement du cadre réglementaire implique un partage strict des volumes. Combien de voitures à combustion pourront encore être vendues ? Et surtout, pour combien d’automobilistes ?

Publié le 26 décembre 2025
Temps de lecture : 3 min

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Pourquoi tout le monde ne pourra plus rouler en voiture thermique après 2035 ?

Le scénario d’un marché automobile européen 100% électrique à partir de 2035 n’est plus d’actualité. Après un lobbying intense de nombreuses parties prenantes, Bruxelles a introduit plusieurs aménagements qui permettront encore la vente de véhicules à moteur thermique, mais à condition que les émissions moyennes des constructeurs chutent de 90% par rapport à 2021. Le seuil est clair : environ 11 g/km de CO₂ calculé à l’échelle de la flotte d’un constructeur.

Si ce changement est accueilli par beaucoup comme une victoire, il n’ouvre toutefois pas la voie à un libre choix total pour les consommateurs. Il impose au contraire un équilibre contraint. Car les constructeurs devront composer un mix précis de véhicules électriques, hybrides et thermiques pour rester dans les clous. Conséquence directe : tous les acheteurs ne pourront pas continuer à opter pour une voiture à combustion.

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Combien de voitures thermiques encore vendues ?

La question est évidemment celle des volumes. Selon les analyses de la Commission européenne, la nouvelle règle pourrait permettre à 30 à 35% des voitures neuves vendues après 2035 de ne pas être strictement électriques. Ce chiffre ne correspond pas uniquement à des moteurs thermiques classiques, mais il englobe l’ensemble des technologies utilisant encore une combustion (hybrides mild, full, rechargeables, EREV, etc.). Et, naturellement, la part dédiée aux modèles à moteurs thermiques « purs » serait nettement plus réduite. Les estimations les plus prudentes évoquent environ 10% du marché. Au-delà, les dépassements des seuils d’émissions seraient légion et ils feraient exploser les pénalités financières. Autrement dit, même dans un scénario favorable au thermique, neuf acheteurs sur dix devront se tourner vers une solution électrifiée

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Un jeu d’équilibre

Cette limitation des volumes s’explique par le fonctionnement même du système. Les constructeurs disposeront d’une sorte de « budget carbone » à répartir entre leurs différents modèles. Plus un véhicule émet de CO₂, plus il consomme de ce budget et réduit mécaniquement le nombre de thermiques qu’il est possible de vendre.

Des organisations spécialisées ont modélisé plusieurs configurations. Un mix dominé par des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie (EREV) permettrait de conserver une part significative de moteurs thermiques, car ces modèles restent très peu émetteurs à l’échappement. À l’inverse, une offre reposant sur des thermiques à fortes émissions limiterait drastiquement les volumes autorisés, parfois à quelques pourcents du marché. 

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Qui pourra encore rouler en thermique après 2035 ?

Cette contrainte quantitative aura un effet immédiat sur le profil des véhicules concernés. Les modèles thermiques vendus après 2035 seront rares et probablement chers, car fortement valorisés. Et l’intégration de carburants synthétiques ou d’autres solutions de compensation renchérira aussi les coûts de production.

À mesure que les volumes diminueront, les économies d’échelle disparaîtront du même coup. Et le moteur thermique deviendra un produit de niche probablement réservé à des modèles à forte marge. Les analystes estiment que cette logique conduira à une concentration sur le haut de gamme, avec une part de véhicules non électriques plutôt proche de 20% au lancement, avant un recul progressif. Dans les faits, le choix du thermique ne sera donc plus un droit universel tel qu’actuellement, mais une possibilité limitée, conditionnée par le pouvoir d’achat. La chose doit donc être entendue : la continuité du moteur thermique n’est pas du tout la garantie de la disponibilité d’une voiture accessible à la majorité des automobilistes. Au contraire, le nombre de places sera compté. 

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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