Pour la première fois en 2025, les voitures d'occasion ont représenté 63,9% des nouvelles immatriculations en Belgique selon les données de la fédération TRAXIO. En volume, ce sont 734.165 véhicules qui ont changé de propriétaire sur l'année, soit une progression de 0,9% par rapport à 2024. Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent en réalité une mutation des comportements d'achat, ce que vient confirmer une enquête menée auprès de 2.000 Belges pour l'Alliance pour le Réemploi. On y apprend que 57,8% des sondés estiment que se tourner vers un véhicule de seconde main relève d'une décision réfléchie. Près d'un Belge sur deux (47%) a d'ailleurs déjà franchi ce pas au moins une fois.
Le prix ne prime plus
Ce qui étonne davantage, c'est la manière dont les consommateurs belges hiérarchisent leurs critères au moment d'acheter. L'état technique du véhicule arrive largement en tête des priorités, cité par 62,8% des répondants. Suivent la réputation du vendeur et la traçabilité du véhicule, soit le carnet d'entretien, l’historique des sinistres et le kilométrage certifié (via le Car-Pass donc). Le prix, lui, ne figure qu'en quatrième position.
C’est étonnant et cela représente donc une modification dans les comportements d’achat. L'acheteur belge d’une voiture d’occasion ne cherche plus seulement à économiser, il cherche à acheter intelligemment. La montée en puissance des plateformes spécialisées (découvrez celle de Gocar.be ici), la généralisation du Car-Pass et la professionnalisation du secteur ont contribué à cette maturité. Acheter d'occasion, c'est aujourd'hui un acte de consommation aussi réfléchi que l'achat d'un véhicule neuf, mais avec ses propres codes et ses propres exigences naturellement.
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L'électrique d'occasion, nouveau défi
Cela dit, même si le marché de l’occasion est très couru, tous les modèles ne sont pas nécessairement prisés. Le marché des voitures électriques d'occasion constitue le prochain terrain à conquérir (découvrez les ici) et les obstacles y sont d'une autre nature. L'enquête de l'Alliance pour le Réemploi révèle que 73,7% des Belges se montrent préoccupés par l'autonomie résiduelle d'un véhicule électrique de seconde main. La batterie cristallise toutes les craintes : son état de santé est difficile à évaluer sans outil de diagnostic spécialisé, son remplacement qui peut représenter plusieurs milliers d'euros et sa dégradation reste mal comprise du grand public.
Les professionnels du secteur commencent à répondre à cette demande en proposant des bilans techniques complets et des diagnostics de batterie certifiés, mais ces pratiques n'ont pas encore atteint une diffusion suffisante pour rassurer suffisamment. Pour convaincre les acheteurs de passer à l'acte, il faut des garanties étendues, des contrôles indépendants et une transparence totale sur l'historique de charge.
Fiscalité : un levier demandé
L’enquête montre aussi que les attentes vis-à-vis des pouvoirs publics sont fortes. Plus de la moitié des personnes interrogées (54 %) réclament des aides financières à l'achat d'un véhicule électrique d'occasion. Plus révélateur encore : près de trois quarts des sondés (75%) plaident pour une réforme fiscale favorable à la seconde main. Rendre l'électrique d'occasion accessible fiscalement, c'est potentiellement accélérer la transition énergétique en touchant des ménages que le neuf électrique ne peut pas atteindre. Le marché est là, mais il manque encore un cadre incitatif à la hauteur des ambitions.
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