Marché Automobile - Page 59
Il y a une semaine, Gocar révélait les mauvais chiffres de vente des voitures neuves pour le mois de février. Si jusqu’à présent les véhicules d’occasion avaient connu la tendance inverse, il apparaît que ce n’est plus le cas : le marché du véhicule de seconde main plafonne. De quoi inquiéter le secteur ?
La guerre en Ukraine aura des répercussions inattendues. En effet, si le pétrole cher laissait penser à une accélération de la conversion à la voiture électrique, il en ira en réalité tout autrement : la progression de la voiture électrique sur nos marchés va être ralentie.
En Belgique, la baisse des ventes se confirme en février 2022. La Fédération belge de l’Automobile & du Cycle (FEBIAC) et le SPF Mobilité rapportent un recul de 11,9% par rapport à février 2021. Il s’agit d’un nouveau coup dur pour le secteur après la baisse de 10% enregistrée en janvier.
Les sanctions imposées à la Russie par l’Europe et les États-Unis commencent à montrer leurs effets. Les livraisons de marchandises par exemple sont déjà compromises pour une part. Volvo est ainsi le tout premier constructeur automobile à annoncer qu’il ne livrera plus de voitures en Russie, et ce alors que Volvo fonctionne sur des capitaux… chinois ! D’autres marques suivront probablement. (MISE À JOUR : Ford, Honda, Toyota, Mazda, Volkswagen, General Motors, Jaguar Land Rover et BMW ont également suspendu leurs activités en Russie !)
La guerre en Ukraine ne fera pas que des victimes sur le champ de bataille. En effet, les sanctions décidées contre la Russie vont engendrer d’importants dommages économiques collatéraux, notamment pour plusieurs marques automobiles européennes. Voici les principales concernées.
Marque emblématique, Porsche embrasse aussi l’électrification en proposant de plus en plus de nouveaux modèles à batteries. Cela vaut notamment pour la prochaine génération de 718 Cayman, pour laquelle la marque allemande a investi pas moins de 500 millions d’euros dans son usine de Zuffenhausen.
Il n’y a pas que l’Europe qui a décidé de sanctions suite à l’attaque par la Russie de l’Ukraine. En effet, gros partenaire commercial, le Japon a lui annoncé une série de mesure, dont celle de la suspension des livraisons de semi-conducteurs qui manquent déjà partout dans le monde. Un vrai moyen de pression ?