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Guerre Russie-Ukraine : vers de nouvelles pénuries de semi-conducteurs ?

Le conflit Russie-Ukraine, nouveau coup dur pour les semi-conducteurs ? « L’Ukraine fournit près de 70 % de la demande mondiale de néon »

David Leclercq David Leclercq | Publié le 03/03/2022 | Temps de lecture : 2 min

Depuis plusieurs mois déjà, de nombreux secteurs industriels souffrent de la pénurie de semi-conducteurs. Le plus touché reste manifestement le secteur automobile, gros consommateur de puces électroniques, et qui a été contraint de réduire les cadences de productions. C’est ce principal facteur qui est aujourd’hui responsable de la chute spectaculaire des ventes et de l’allongement inédit des délais de livraison.

L’Europe a pourtant pris récemment des mesures historiques. L’Union va en effet mobiliser pas moins de 42 milliards d’euros de subventions qui vont alimenter ce repositionnement stratégique. L’objectif est de quadrupler la production européenne de semi-conducteurs d’ici 2030, ce qui la fera passer la capacité du vieux continent à 20% de la production mondiale. Mais cela suffira-t-il, car, entretemps, une nouvelle crise s’est déclarée : celle de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

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Pénurie Semi-conducteurs

La situation déjà compliquée a donc toutes les chances de se complexifier encore dans les semaines et mois qui viennent. Une réalité qui ne vaut plus que pour l’automobile, mais aussi pour le secteur de la tech prévient d’ailleurs le cabinet Deloitte. Pourquoi ? Parce que la coupure nette des liens économiques avec la Russie et l’Ukraine va entraîner d’autres pénuries.

En effet, la Russie est un des plus importants fournisseurs de palladium, un métal rare omniprésent dans les composants électroniques tandis que l’Ukraine abrite aussi 70% de la production mondiale de néon, un gaz que tout le monde connaît et qui est indispensable à la production des fameux semi-conducteurs. En toute logique, les éventuelles coupures d’approvisionnement (qui semblent déjà effectives) entraîneront une nouvelle raréfaction des pièces et donc une montée générale des prix.

Bref, les industriels vont de nouveau devoir trouver des solutions. Certains semblent d’ailleurs avoir anticipé la situation comme le fournisseur néerlandais ASML qui examine d’autres sources d’approvisionnement en néon que la filière ukrainienne.

Pas d’amélioration avant 2023 ou… 2024

La situation restera-t-elle à un statu quo ou se dégradera-t-elle encore ? C’est difficile à dire, car dans le cadre de la crise ukrainienne, les sanctions continuent de se durcir. Il faudra donc observer jusqu’où celles-ci sont menées et si les blocus pour les navires russes déjà effectifs dans les ports anglais sont adoptés par d’autres pays, ce qui risque forcément de compliquer l’approvisionnement.

En outre, le marché reste déséquilibré : l’offre ne parvient pas à satisfaire la demande, ce qui signifie et que pénurie de semi-conducteurs devrait durer au moins encore toute l’année 2022 a indiqué la banque d’affaires JP Morgan.

D’autres sont encore plus pessimistes comme Deloitte qui n’anticipe pas de retour à la normale avant 2024 ! Certes, dans toutes les régions du monde, les investissements ont été débloqués, mais il faudra encore plusieurs années (2 ou 3 ans) avant que ces nouveaux sites de production soient opérationnels.

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