Au 1ᵉʳ janvier 2026, la Région de Bruxelles-Capitale a choisi finalement de durcir la LEZ. La zone à faibles émissions (LEZ), déjà en place depuis plus de huit ans, voit son périmètre de tolérance se refermer. Désormais, les véhicules les plus anciens et polluants – notamment les Diesel Euro 5 et les essence Euro 2 – sont exclus des circulations dans la capitale.
Concrètement, ce sont plusieurs centaines de milliers de voitures au niveau national – environ 400.000 véhicules dont plus de 30.000 bruxellois – qui se retrouvent concernées. Sur le terrain, ces changements se traduisent déjà par une ruée vers les concessions, particulièrement pour des véhicules disponibles immédiatement.
Des amendes, mais de combien ?
Cela dit, étant donné le caractère tardif de cette décision (puisque, précédemment, le durcissement avait été reporté de deux ans), une période de tolérance est prévue pour les amendes : jusqu’au 1ᵉʳ mars 2026, les infractions se solderont par un avertissement. Après cette date, des amendes de 350 euros par infraction pourront être appliquées avec un maximum annuel de 1.400 euros par véhicule.
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Mais cela ne plaît manifestement pas au MR qui a toujours fustigé l’absence d’accompagnement socio-économique. De ce fait, les Libéraux viennent de déposer une proposition d’ordonnance visant à reporter de trois mois l’entrée en vigueur des amendes, d’en réduire le montant et de les rendre progressives. Celle-ci coûterait 15 euros durant les deux premiers mois, 25 euros du troisième au sixième et à 50 euros au-delà. Loin donc des 350 euros actuels. Il s’agit de « mettre fin à l’écologie punitive », selon a députée Aurélie Czekalski (MR). D’accord, sauf qu’elle punira quand même, mais un peu moins...
Nouvelle pomme de discorde
Mais ce n’est pas tout. Récemment, le formateur bruxellois, Yvan Verougstraete (Les Engagés), a remis une note de travail dont une des propositions tient dans une nouvelle taxe ciblant l’usage de la voiture. La mesure actuellement évoquée ne prendrait plus la forme d’une taxe kilométrique, comme précédemment évoqué. Le principe serait celui d’un prélèvement déclenché à l’entrée de certaines zones particulièrement saturées, à des plages horaires bien définies : entre 7h30 et 9h le matin, puis de 16h30 à 19h en fin de journée.
Mais là encore, un bras de fer se dessine à nouveau avec le MR, pourtant partenaire de gouvernement des Engagés. « Taxer ceux qui travaillent dans une ville qui ne cesse de se paupériser est une grave erreur », a réagi David Weytsman à nos confrères de La Libre Belgique. Il juge que « dans un pays champion des impôts sur le travail, proposer une nouvelle taxe aux heures de pointe revient à taxer directement ceux qui bossent ». Il y a donc aussi pomme de discorde et on ne voit pas du tout comme les négociateurs vont pouvoir en sortir. Ni comment les automobilistes pourraient anticiper quoi que soit. Faut-il finalement changer de voiture ou pas ? La question reste finalement entière...
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