Volocopter “va mener sa prochaine série de tests intra urbains à Singapour”, a indiqué la société dans un communiqué publié à l’occasion du salon des mobilités urbaines Autonomy à Paris.
Les premiers tests – en dehors de l’Allemagne, où la société est basée – de ce taxi volant qui peut transporter un pilote et un passager ont débuté en septembre à Dubaï.
“Dubaï est très intéressée par la mobilité aérienne, mais pour nous il est très important de faire des tests ailleurs, dans d’autres conditions climatiques”, a expliqué à l’AFP Fabien Nestmann, directeur des affaires publiques chez Volocopter.

La version testée actuellement à Dubaï est la deuxième génération de l’engin. Sa charge utile est de 160 kg, soit un pilote et un passager. Une troisième génération permettant l’emport de bagages est encore en développement et doit être certifiée par l’Agence européenne de sécurité aérienne (Aesa), a-t-il ajouté.
Ce feu vert ouvrira la voie à des vols commerciaux “en 2022-2023 en fonction du développement final et des certifications”, selon M. Nestmann.
“Les problèmes de la mobilité urbaine sont accélérés par les structures des villes. On ne peut pas ajouter sans fin des voies” terrestres, a-t-il commenté, précisant que l’engin ne sera pas vendu aux particuliers.

“Nous ne voulons pas que ce soit un joujou pour les élites et les privilégiés. Au contraire, nous aimerions proposer des services aériens à une grande partie de la population au prix d’un taxi”, a-t-il poursuivi.
Volocopter, créé en 2011 et basé au sud de Francfort, compte parmi ses investisseurs le constructeur automobile Daimler et le géant de l’informatique Intel.
L’engin peut parcourir environ 30 km en 30 minutes. Il est doté de 9 batteries lithium-ion qui alimentent chacune deux rotors (18 en tout).
Il fait partie de la famille des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux.

De nombreux acteurs travaillent sur des projets de taxi volant, dont le groupe industriel britannique Rolls-Royce, Lilium aviation en Allemagne, Safran en France, Airbus, Honeywell aux Etats-Unis, Uber ou le Chinois Ehang.