Depuis le 1er janvier 2026, les règles fiscales relatives aux voitures de société ont été profondément modifiées. En effet, désormais seuls les modèles électriques restent entièrement déductibles. Les utilisateurs de voitures à essence ou Diesel devront en revanche, eux, mettre la main au portefeuille. De ce fait, la transition vers une mobilité plus verte devient aussi visible dans les colonnes des comptes des entreprises.
La prise de recharge comme seul critère
La différence avec le passé est évidente : les voitures émettant du CO₂ sont d’office écartées des largesses fiscales. Sauf pour les indépendants en personne physique qui achètent un hybride rechargeable très sobre (moins de 75 g/km), les moteurs thermiques sont devenus de vrais boulets financiers pour les entreprises. Pour les indépendants disposants d’un hybride rechargeable qui rentre dans les clous, la déductibilité est calculée en fonction des émissions de CO₂ et elle est plafonnée à des seuils qui vont diminuer chaque année. Les entreprises, en revanche, ne peuvent désormais plus déduire le moindre euro pour les voitures émettant du CO₂ et commandées à partir de 2026.
Les véhicules électriques restent encore 100% déductibles jusqu’à la fin 2026, y compris les coûts liés aux bornes de recharge, à l’entretien et à la consommation d’électricité. Mais ces avantages seront eux aussi progressivement réduits à partir de 2027 pour atteindre un taux de déductibilité maximum de 67,5% en 2031. Malgré cela, le coût total de possession (TCO ou total cost of ownership) des modèles électriques restera plus avantageux, même si le prix d’achat est souvent plus élevé.
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L’avantage disparaît en Flandre
Mais il n’y a pas que la déductibilité qui change : la contribution mensuelle CO₂ pour les employeurs augmente aussi fortement. En 2026, le facteur multiplicateur pour les voitures émettrices passe de 2,75 à 4,0. Cette hausse transforme la contribution CO₂ ( mieux connue sous le nom de cotisation de solidarité) en un coût supplémentaire important pour les voitures essence et Diesel. Seuls les véhicules « zéro émission » restent soumis à une cotisation minimale. Cela dit, celle-ci augmentera toutefois pour atteindre 42,34 euros par mois pour les voitures commandées après juillet 2023.
La Flandre en rajoute aussi une couche à partir du 1er janvier 2026 : l’exonération de la taxe de circulation (TC) et de la taxe de mise en circulation (TMC) pour les véhicules électriques disparaît. Heureusement, les nouvelles voitures de société électriques bénéficient encore de tarifs avantageux : 61,50 euros pour la TMC et un montant annuel compris entre 69,7 euros et 87,24 euros maximum, selon la puissance du moteur, pour la taxe de circulation annuelle (TC). L’avantage de la gratuité appartient donc définitivement au passé. La taxe de circulation pour les voitures électriques n’est d’ailleurs pas appliquée rétroactivement : les propriétaires actuels de voitures électriques continuent donc à bénéficier de l’exonération. À Bruxelles et en Wallonie, le tarif minimum reste d’application.
L’ATN aussi plus cher
Les travailleurs qui utilisent une voiture de société également à titre privé constateront pour leur part une augmentation de l’ATN (Avantage Tout Nature). Cette taxation augmente en raison des indices de référence CO₂ plus strictes de 70 g/km pour les moteurs à essence et de 58 g/km pour les Diesel. Résultat : la valeur fiscale est augmentée pour les véhicules thermiques ou hybrides. Pour les modèles électriques, la formule reste inchangée, mais l’indexation se fera aussi sentir : l’ATN minimum est indexé et grimpe à 1.690 euros.
Hybrides rechargeables : en voie d’extinction
Alors que les hybrides rechargeables étaient autrefois considérés comme un compromis et qu’ils étaient favorisés fiscalement, leur statut avantageux est en train de s’effondrer. Pour ce qui est des entreprises, ce type de véhicule disparaît totalement du régime d’avantages. Seuls les indépendants en personne physique peuvent encore les déduire, mais uniquement s’ils respectent les fameuses normes d’émissions plus strictes. Pour les modèles affichant des émissions de CO₂ de 51 à 75 g/km, la déductibilité maximale pour les indépendants est fixée à 75%, et seule l’électricité reste alors entièrement déductible. En dessous du seuil de 50 g/km, une déductibilité totale peut encore être possible, mais la liste des véhicules éligibles est particulièrement courte.
Étonnamment, une nouvelle taxe touche aussi les voitures électriques en 2026. Toute personne qui achète un véhicule à batterie à partir de 2026 devra payer une écotaxe pouvant aller jusqu’à 100 euros et qui est liée au recyclage de la batterie. En outre, les indemnités forfaitaires pour la recharge à domicile seront adaptées chaque trimestre en fonction du prix de l’électricité. Aux yeux de beaucoup, ça peut sembler être un détail, mais pas tant que cela : ce paramètre aura nécessairement un impact sur le coût total d’utilisation.
Conclusion
Le message du gouvernement belge est clair : les entreprises qui doivent encore acquérir des voitures zéro émission en peuvent plus attendre. Dès le 1er janvier en effet, les différences fiscales entre les voitures de société 100% électriques et les modèles qui utilisent encore un moteur thermique seront plus importantes que jamais. Et elles seront en outre très pénalisantes pour à ceux qui s’accrochent aux carburants fossiles. Au Salon de l’Auto, la voiture électrique doit plus que jamais être privilégiée.
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