Le rideau est tombé sur les palais du Heysel : le Salon de Bruxelles 2026 appartient désormais au passé et il faut reconnaître qu’il a connu un magnifique succès. Mais sur le terrain et chez les concessionnaires, l’effervescence est loin d’être retombée. Comme chaque année, les conditions « Salon » ne s’arrêtent pas avec la fermeture de l’événement. Elles se prolongent en showrooms, souvent jusqu’à la fin du mois de février et même parfois au-delà.
Pour les acheteurs, cette période post-Salon peut même être stratégique. Car c’est le moment pour les réseaux de concrétiser les contacts pris durant l’événement et d’atteindre les objectifs commerciaux fixés pour le premier trimestre. Résultat : les remises, les primes de reprise et les avantages restent d’actualité avec, parfois, des efforts financiers supplémentaires pour atteindre justement ces fameux objectifs.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Des rabais à deux chiffres
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur de nombreux modèles thermiques, hybrides ou électriques, les réductions atteignent des niveaux souvent impossibles à atteindre pendant les autres périodes de l’année. Les visuels diffusés par les marques montrent des rabais allant de -7 à plus de -30% sur le prix catalogue, selon les motorisations et les finitions.
Dans le segment des SUV compacts et familiaux, les exemples abondent. Un Renault Austral affiche ainsi une remise de l’ordre de -13%, un Volkswagen T-Roc dépasse les -19% tandis que chez Skoda, le Kamiq franchit la barre symbolique des -20% avec un avantage client supérieur à 6.600 euros. Même les marques de prestige ne lésinent pas : chez Audi, un Q2 peut atteindre plus de -30% selon la configuration retenue (-8.600 euros). Les exemples sont plus que nombreux : -18% sur un Ford Kuga plugin, -20% sur une BMW 116i très bien équipée (à moins de 28.000 euros), -13% sur le SUV BYD Tang (-10.000 euros) ou encore -20% sur une Kia Ceed essence (-5.500 euros). Et pour la petite Spring électrique de Dacia, on peut obtenir plus de 20%, ce qui fait tomber le prix autour des 13.000 euros. Canon. La concurrente qu’est la Leapmotor T03 ne fait pas aussi bien (16.400 euros avec les 2.500 euros de ristourne « salon »). La récente Citroën ë-C3 électrique s’échange, elle, à 18.490 euros au lieu de 23.300 euros.
Certains constructeurs se montrent toutefois moins généreux : Jeep ne propose que -7% sur le nouveau Compass hybride. C’est déjà plusieurs milliers d’euros, mais ça semble peu par rapport à certains concurrents. D’où le conseil suivant : pour faire un bon shopping auto, il faut considérer plusieurs modèles et non se focaliser sur un seul.
Stocks à écouler : l’arme secrète
Mais la période Salon, c’est aussi pour les marques l’occasion de faire le ménage et de vider les stocks restants. Les raisons d’évacuer ces voitures sont nombreuses : norme euro antérieure (on vient de passer à la 6e-bis), millésime ancien, ligne d’équipements plus à jour, coloris plus difficiles à écouler, etc. Et c’est sans doute là que se nichent les meilleures affaires.
L’exemple que nous avons rencontré est parlant : une Skoda Octavia Combi 1.5 TSI de stock peut aujourd’hui se négocier autour de 25.700 euros alors que son prix catalogue dépassait les 44.000 euros ! Un écart colossal, mais justifié par ce nettoyage. La logique est la même sur certaines compactes, citadines ou SUV.
Mais qui dit stock dit aussi une certaine rareté. Les couleurs, motorisations ou finitions sont imposées et le volume de modèles disponibles est évidemment limité. Il n’y en aura donc pas pour tout le monde.
Jusqu’à la fin février, les candidats acheteurs ont encore de nombreuses opportunités et ils doivent continuer de négocier avec finesse pour arriver au meilleur prix. Les prochaines semaines figurent sans conteste parmi les plus intéressantes de l’année. À condition de ne pas trop tarder non plus...
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be