Le litre de Diesel frôle les 2,47 euros à la pompe, ce qui remet une nouvelle fois l’électrique sur les devants de la scène pour son économie d’utilisation. Faut-il craquer et passer définitivement à la voiture à batterie ? Au kilomètre, oui. Ailleurs, c'est moins sûr.
Mes finances
Un gouvernement européen vient d’exonérer 14 millions de véhicules de la taxe de circulation pour amortir l’envolée des prix des carburants. Le geste étonnant, mais il est pourtant savamment calculé. Et il montre aussi quelque part pourquoi la Belgique n'ose pas s'attaquer aux accises.
Les prix des carburants se sont envolés à la pompe ces derniers mois et ils ont bien rempli les caisses de l’État. Certains politiques seraient prêts à renvoyer une part aux automobilistes avec le mécanisme du cliquet inversé. Mais concrètement, quels prix pourrait-on espérer ?
Jamais la Belgique n’a compté autant de voitures de société. Le parc frôle désormais les 590.000 unités et continue de grimper. Et la moitié du parc est désormais électrique. Mais pour les bénéficiaires, il y a un risque. Car le fédéral cherche des milliards et lorgne précisément cet avantage.
Les Belges restent attachés à l'entretien de leur voiture, mais un nombre croissant d'entre eux repousse de plus en plus souvent le passage annuel à l'atelier. En cause : des coûts qui sont de plus en plus lourds, particulièrement pour les jeunes conducteurs. C'est ce que révèle une enquête menée par iVOX pour le Maintenance Monitor 2026 annuel de l’entreprise de lubrifiants Petronas.
Le Diesel a repassé la barre des 2,40 euros/l et un parti politique belge ressort une vieille arme du placard : le cliquet inversé qui peut faire baisser les accises quand les prix des carburants flambent. Le point sera porté en conclave budgétaire. Un espoir de voir les prix baisser ?
Personne ne sait où s'arrêtera la flambée. Certains parient sur un reflux rapide, d'autres redoutent un baril à 150 dollars. Mais le brut n'est pas le vrai coupable. Ce qui fait grimper le prix au litre, c'est un autre marché, bien plus discret : celui du raffinage.
En France, les péages dits à flux libre – donc sans barrière – sont de plus en plus présents. Avec eux, les concessionnaires vendent l’absence d’arrêt et donc de la fluidité. Sauf qu’il y a un autre avantage qu’on oublie de mentionner : les automobilistes distraits qui vont payer une amende salée.
Aux Pays-Bas, un assureur vient de fermer la porte de ses contrats à neuf marques automobiles. Pas pour leur qualité, ni leur origine, mais bien pour ce qui peut se passer après un accident. La même chose serait-elle possible en Belgique ? Oui. Et l'automobiliste belge découvrirait alors que la loi le protège, mais pas là où il l'attend.
Les voitures électriques roulent sans bruit, elles coûtent moins cher à entretenir et pourtant elles usent leurs pneus deux fois plus vite qu'un modèle thermique. Souvent, c’est le poids qui est pointé comme responsable ou le couple moteur. Mais la vraie raison se cache ailleurs, dans un rendez-vous que les automobilistes ne prennent plus. Et ça finit par coûter cher.
Faudra-t-il être connecté pour rouler en règle sur les routes belges à partir de mai 2027 ? La question taraude bon nombre d'automobilistes depuis l'annonce de la vignette. Car celle-ci s'acquiert de manière 100 % numérique, ce qui pourrait laisser pas mal de Belges sur le carreau.
À la pompe, le prix s'affiche en grand et se compare d'une station à l'autre. Aux bornes de recharge, il faut se brancher pour savoir. Une vaste enquête française vient de mesurer l'ampleur du désordre qui règne dans le secteur. Et la Belgique est évidemment concernée…