Qui connaît LuminoKrom, une peinture photoluminescente innovante développée par la société française OliKrom ? Celle-ci fonctionne sans électricité : en captant la lumière naturelle ou artificielle le jour, elle la restitue la nuit pendant plus de 10 heures, offrant ainsi un marquage lumineux visible dans l'obscurité. C’est exactement le principe de certaines montres ou de certains réveils appliqué à la route. Cette technologie améliore la sécurité des usagers dans des zones peu ou non éclairées, tout en réduisant la pollution lumineuse et les émissions de CO2. Facile à appliquer comme n’importe quelle peinture routière classique. Cette technologie n’est pas neuve et elle date de 2018 et elle est déjà utilisée sur plus de 450 sites à travers le monde, en France, au Brésil, Malaisie, Afrique du Sud et Arabie saoudite, notamment.
Cette solution semble très intéressante, surtout en Belgique qui use et abuse de l’éclairage public. Or, celui-ci devient impayable, car il n’est pas seulement coûteux à installer, mais aussi à alimenter en électricité, car les tarifs ont explosé ces dernières années. Rappelons-nous que l’éclairage des autoroutes était jusqu’il y a peu éteint pendant la nuit par mesure d’économies. En outre, il est évident que les petites routes de campagne ne peuvent pas toutes être éclairées la nuit. Cette peinture luminescente est donc une bonne solution.
Un projet en Belgique
En Belgique aussi, il existait deux projets-pilotes menés en Wallonie avec cette fameuse peinture LuminoKrom, un à Frizet et un autre Lives-sur-Meuse. Mais la décision a été prise de ne pas poursuivre l’expérience.
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La décision émane du SPW qui estime que le marquage phosphorescent possède d’indéniables qualités, notamment sur les pistes cyclables du réseau RAVeL. Mais voilà, ce marquage ne semble pas pouvoir remplacer un bon éclairage vélo (ou de voiture donc) et il ne fait pas suffisamment la différence avec un marquage blanc classique. Ce qui semble étonnant aussi, car il permet tout de même de mieux deviner la suite de la route (et les éventuels virages) qui se présentent.
Trop cher surtout
Cela dit, il y a un autre paramètre, sans doute plus déterminant dans le choix du Service public de Wallonie : le coût d’un tel dispositif. Selon le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), le coût de cette peinture serait vingt-cinq fois plus élevé que celui d’un marquage blanc classique. Et il serait aussi huit fois plus cher que marquages thermoplastiques qui sont une solution plus résistante face aux conditions météorologiques extrêmes et présentent une longévité pouvant atteindre 2 à 5 ans. Les Belges ne verront donc pas les marquages luminescents sur leurs routes ni sur pistes cyclables. À moins que la Flandre se saisisse de la technologie et aboutisse à un avis différent ?
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