La jeunesse représente une part importante dans les statistiques d’accidents. En 2024, 4.609 jeunes âgés de 15 à 19 ans ont été impliqués dans un accident de la route, soit 10 % de l’ensemble des victimes de la circulation en Belgique. Même si ce chiffre a légèrement baissé depuis 2015, ce groupe reste très vulnérable, notamment à cause du manque d’expérience. Ce sont surtout les garçons qui sont en danger : près de deux victimes sur trois sont de sexe masculin.
On pourrait penser que c’est désormais un réflexe, mais le port de la ceinture reste un problème majeur. Huit adolescents sur dix savent qu’il est dangereux de ne pas la porter, mais une fois assis à l’arrière, leur attitude change. Seulement 46 % trouvent cela risqué, et 40 % admettent ne pas toujours boucler leur ceinture à l’arrière. « En cas de collision, on peut littéralement devenir un projectile et blesser les autres passagers », avertit Vias.
Smartphone et alcool
Il n’est pas étonnant non plus que le smartphone soit devenu un compagnon constant, même dans la circulation. Neuf jeunes sur dix l’utilisent en marchant, et plus de la moitié admettent l’utiliser même à vélo. Deux tiers lisent ou envoient des messages en roulant, ce qui constitue une distraction dangereuse. Enfin, l’alcool joue aussi un rôle : 28 % ont déjà roulé à vélo sous influence au cours de l’année écoulée – bien que cela ne soit généralement pas pour aller ou revenir de l’école.
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Sur les trottinettes électriques, les chiffres ne sont pas meilleurs : huit jeunes sur dix roulent sur le trottoir, et sept sur dix montent à deux sur une même trottinette. Autre élément marquant : de nombreux jeunes sont témoins des infractions de leurs propres parents. Trois quarts des répondants disent avoir vu leur père ou leur mère rouler trop vite, et la moitié les a vus utiliser leur téléphone au volant. « Si les jeunes voient ce comportement chez eux, ils le reproduisent. Ils pensent que c’est normal », explique Vias.
La pression du groupe joue un rôle
En plus des parents, les amis ont aussi de l’influence. Un jeune sur quatre prend plus de risques lorsqu’il est en groupe. La moitié est moins attentive en traversant lorsqu’ils marchent ensemble. Et si un ami prend le volant en ayant trop bu, 60 % refusent de monter avec lui. Pourtant, 30 % le feraient encore, parfois à contrecœur.
Outre l’étude flamande de VIAS, d’autres chiffres proviennent des autres régions. Selon l’organisme wallon de sécurité routière AWSR, plus de 360 enfants sont impliqués chaque année dans un accident sur le chemin de l’école – ce qui équivaut à environ deux par jour scolaire (au niveau national, cela représente 13 enfants par jour). En Flandre, ce sont principalement les cyclistes qui sont touchés, à Bruxelles les piétons, et en Wallonie plus souvent les enfants passagers en voiture — ce qui en dit long sur les choix de mobilité propres à chaque région.
À Bruxelles seulement, 482 mineurs ont été blessés dans la circulation l’année dernière. Là aussi, les chiffres sont heureusement en baisse par rapport aux années précédentes, mais on note que les trottinettes électriques apparaissent de plus en plus souvent dans les statistiques : elles sont désormais impliquées dans 12 % des accidents avec des jeunes.
Test en ligne
Pour sensibiliser les jeunes, Vias et l’organisation bénévole XIU ont lancé un test en ligne pour les 12 à 17 ans. Celui-ci dresse leur profil de risque personnel et donne des conseils concrets pour une participation plus sûre à la circulation. À la veille de la rentrée – déjà entamée en Wallonie cette semaine –, les parents sont invités à établir des règles claires, et dans le cas des déplacements à vélo, à faire le trajet avec leurs enfants pour leur montrer les points dangereux.
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