Voici ce que signifient les codes jaune, orange et rouge de l’IRM pour les routes belges

Quand l’IRM active un code météo, c’est toujours pour informer au mieux les usagers de la route quant aux conditions réelles qu’ils peuvent rencontrer. Mais justement, quelles sont-elles exactement ? De la Neige, du verglas, du brouillard givrant ou de simples plaques de glace ? Voici comment décrypter des codes jaune, orange et rouge et de leurs conséquences concrètes pour la circulation en Belgique.

Publié le 6 janvier 2026
Temps de lecture : 5 min

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Voici ce que signifient les codes jaune, orange et rouge de l’IRM pour les routes belges

Perdre le contrôle de son véhicule ne se produit pas uniquement sur un revêtement enneigé. En réalité, pour qu’une chaussée devienne dangereuse, deux conditions seulement doivent être réunies : une température du sol négative et la présence d’humidité. Cette combinaison peut se produire dans des contextes très variés (et pas seulement de le neige), mais tout aussi piégeux.

La neige reste le scénario le plus visible. En tombant, elle réduit immédiatement le grip des pneumatiques. Une fois tassée par le trafic, elle peut rapidement se transformer en une fine couche de glace, sur laquelle il devient vite difficile d’évoluer. Le danger augmente naturellement à mesure que la circulation compacte la neige fraîche.

Autre phénomène redouté : le verglas. Il apparaît généralement lorsque la pluie tombe sur un revêtement déjà gelé. Les gouttelettes se figent instantanément et forment alors un film transparent presque invisible à l’œil nu. Cette glace lisse est à l’origine de nombreux accidents en chaîne, notamment lors des premières heures de gel lorsque les services d’épandage n’ont pas encore eu le temps de passer.

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La route peut également devenir glissante avec un certain décalage. Après la pluie ou la fonte de la neige, des flaques subsistent. Si le ciel se dégage la nuit, le refroidissement rapide transforme ces zones humides en plaques de glace localisées. Enfin, le givre constitue un cas particulier, car il n’est le résultat d’aucune précipitation. Mais une forte humidité, combinée à un sol froid suffit parfois à figer les microgouttelettes issues du brouillard ou de la brume.

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Code jaune : vigilance réelle

L’IRM n’active pas ses alertes à la légère, même si ces dernières années on remarque que les mises en garde sont plus fréquentes – notamment depuis les inondations de 2021. Le code jaune correspond à une situation où la chaussée peut devenir glissante de manière localisée. Il est déclenché notamment lorsque quelques centimètres de neige sont attendus sur une période limitée ou lorsqu’un risque ponctuel de verglas, de givre ou de plaques de glace est identifié par les modèles météo.

Concrètement, ce niveau d’alerte signale des conditions susceptibles de perturber la mobilité notamment des piétons, des cyclistes ou des véhicules mal équipés (pneu été donc). Le trafic peut donc être ralenti et les distances de freinage s’allonger. La prudence devient alors indispensable, mais sans pour autant que l’ensemble du réseau routier soit paralysé.

Codes orange et rouge : les prémisses du chaos

Le passage au code orange marque un changement d’échelle. Les risques de glisse ne sont plus ponctuels ni locaux, mais étendus à une large partie d’une province ou d’une région. Les quantités de neige ou la fréquence du verglas annoncées peuvent rendre les déplacements difficiles, voire dangereux. À ce stade, il ne s’agit plus seulement d’anticiper, mais aussi de suivre les recommandations des autorités et des gestionnaires de voirie.

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Le code rouge représente le niveau maximal d’alerte. Il est réservé aux situations extrêmes, lorsque l’ensemble d’une région ou le pays tout entier est déjà impacté et que de nouvelles chutes de neige ou épisodes de verglas importants sont attendus. Les déplacements deviennent alors très risqués et ils peuvent mettre en danger les services de secours, ce qui n’est pas admis. Dans ce contexte, rester chez soi devient alors une nécessité.

Un risque pas seulement en hiver

Si ces codes sont le plus souvent associés à la saison froide, le phénomène de verglas ou de routes glissantes ne se limite pas aux mois d’hiver. Des températures négatives peuvent encore survenir au printemps et de manière précoce à l’automne.

L’été non plus n’est pas exempt de dangers : aquaplanage sous fortes pluies ou phénomène méconnu du verglas d’été. Il ne résulte pas du gel, mais de l’accumulation progressive de résidus sur la chaussée – particules de pneus, hydrocarbures, huiles – insuffisamment nettoyés par des pluies rares. Lorsqu’une averse survient après une longue période sèche, cette couche se transforme en film extrêmement glissant, sans qu’il y ait de glace visible. Ce phénomène est particulièrement traître, car il n’est ni annoncé par les bulletins météo ni facilement prévisible. Il touche surtout les axes très fréquentés, certaines zones boisées ou encore les emplacements d’arrêt, où un bitume anormalement brillant peut constituer un indice. Certes, ce n’est pas du tout de saison, mais mieux vaut le savoir...

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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