Depuis longtemps, le gouvernement belge nourrit l’idée d’un permis à points, mais qui serait surtout destiné à mieux contrôler et traquer les récidivistes. L’affaire est aujourd’hui presque faite puisque les ministres de la Mobilité et de la Justice sont parvenus à s’accorder sur un modèle qui devrait être mis en fonction dès cette année.
Sécurité routière - Page 25
Il y a 10 ans, le Code de route voyait l’entrée du principe de la tirette, c’est-à-dire le passage en alternance des voitures lorsque la route se rétrécit. Dix ans, c’est déjà une sacrée période, mais, selon une enquête de VIAS, un conducteur sur six ignore la règle et 16% des automobilistes ne l’appliquent pas.
Voilà une étude qui va faire réfléchir plus d’un automobiliste : les jeunes conducteurs rapportent que leur style de conduite d’aujourd’hui serait fortement influencé par le style de conduite de leurs parents. Donner le bon exemple n’aurait donc jamais été aussi important.
Les problèmes d’embouteillage devant les centres de contrôle technique flamands pourraient avoir une solution : repousser la visite obligatoire à 160.000 km. Cela permettrait de réduire le nombre de voitures à contrôler annuellement d’un demi-million. Lydia Peeters (Opel VLD), ministre de la Mobilité voudrait manifestement faire le forcing.
Le morcellement de la Belgique a ses limites. Et manifestement, les différents ministres en charge de la Sécurité routière se rendent compte du grotesque de la situation. Raison pour laquelle, ils prennent aujourd’hui 10 engagements pour tenter de réduire collégialement le nombre de tué sur les routes.
Le nord de l’Italie connaît une vague sans précédent de sabotage des radars routiers. Des individus tronçonnent littéralement les pieds des « Autovelox » qui sont évidemment hors service. Le mouvement est revendiqué du nom du personnage fictif « Fleximan » et il reçoit le soutien de la population. Pour les policiers, la chasse est ouverte.